Petit Journal n°39

Je rentre à peine d’un petit périple Chinois et il m’est venu l’idée de vous faire partager un court moment de ces aventures. Traversant l’immense parc du temple du Ciel à Pékin pendant que vous étiez savamment au travail à l’écoute de notre Colloque sur la filiation, j’admirai les petites groupes de pratiquants agiles de Taijiquan et de Qigong dans la fraîcheur de cette belle matinée ensoleillée d’automne lorsque ma curiosité se déplaça sur quelques personnes s’appliquant au Dishu.

Dans le cosmologie chinoise di, le carré, représente la terre, par extension le sol (le cercle représentant le ciel, le sacré) et shu signfie livre, donc par association écriture. L’expression dishu signifie donc littéralement écriture carrée, c’est-à-dire calligraphie sur la terre : pratiquer une écriture éphémère au sol en utilisant l’eau comme encre.

Il m’a semblé que nous avions beaucoup à apprendre de toute la sagesse orientale qui se dégage du symbole de cet exercice récemment apparu dans les grandes villes chinoises à peine depuis les années 90. Car si l’expression poétique est éternelle, l’art de la calligraphie au moins millénaire, notre geste personne,l quant à lui, s’évapore.

Bruno Pignide

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Novembre 2014