Petit Journal n°28

n°28

En mars prochain, Le petit journal aura 10 ans. Le premier éditorial de
mars 2001 était signé d’Aimé Agnel qui en qualifiait « l’ambition » de « très simple
» : « être un bulletin d’information interne qui permette une meilleure connaissance
des membres de la SFPA entre eux » grâce aux informations que chacun
pourrait donner au sujet de ses engagements à l’extérieur de la SFPA. Il concluait :
« Sans périodicité fixe, il sera finalement ce que nous en ferons au fur et à mesure
de ses parutions. Je crois qu’il répond à une attente et au besoin, souvent exprimé,
d’une plus grande convivialité ». Aujourd’hui, Le petit journal paraît régulièrement.
Nous le trouvons de façon habituelle sur la grande table qui préside à nos séminaires.
Avons-nous gardé la curiosité qui nous animait les premiers temps ? Sommes-
nous encore dans l’attente de ce « bulletin interne » qui nous donnait, en
effet, des informations que nous ne trouvions pour une grande part que là ? Je fais
le pari de le croire, et je fais le pari également de penser que chacun se sent partie
prenante de son existence. Mais il ne me semble pas inutile de rappeler comme
Aimé Agnel l’écrivait que Le petit journal « sera finalement ce que nous en ferons au
fur et à mesure de ses parutions ». Je nous invite à titre individuel et/ou collectif à
nous en saisir davantage encore, à le faire nôtre pour qu’il devienne un lieu
d’élaboration collective. Que ce petit journal reste un lieu d’échange d’informations,
mais aussi de réflexions, de partage d’intérêts et de goûts, un lieu d’expression où
la psychanalyse jungienne resterait centrale mais où la vie de la société contemporaine
dans laquelle nous vivons aurait aussi sa place, tel est le souhait que je formule
ici pour les temps à venir. Et pour finir : est-ce un rêve inaccessible de
souhaiter que nous puissions y trouver « ce plus » de convivialité qui était le dernier
mot du premier éditorial ? Pour que la fécondité existe, elle a besoin d’un
terreau propice à son développement. L’expression d’idées et de goûts différents
n’exclue pas le respect et la confiance entre nous. Je l’appelle de mes voeux.

A l’occasion de ce séminaire de novembre 2010, nous allons rendre
hommage à Élie Humbert, l’un des fondateurs de notre société. Beaucoup d’entre
nous ne l’ont pas connu, ou si peu. Bien sûr, nous avons lu ses ouvrages. Et c’est
peut-être là l’essentiel. Mais il est sans aucun doute enrichissant également
d’entendre parler de son oeuvre par plusieurs de nos collègues qui vont nous en
restituer leur propre lecture, amenant ainsi un éclairage spécifique où leur voix
aussi se fera entendre. Une façon vivante de savoir où nous en sommes sur les
questions abordées par Élie Humbert il y a plus de vingt ans.

Élisabeth Conesa
Novembre 2010