Petit Journal n°27

P.J. n°27

Chers Collègues,

Notre mandat au Comité de direction se termine et notre mandat à la Présidence se termine de ce fait aussi. Nous avions
choisi il y a deux ans un mode de fonctionnement à la Présidence qui innovait par rapport à la coutume : fonctionner en
collégialité. Nos objectifs avec ce choix étaient multiples.

Le premier objectif était de témoigner que la Présidence est avant tout une fonction et que cette fonction peut être
exercée sur des modes différents selon les personnes élues et selon les circonstances. Vous avez confirmé ce point de vue
en votant une modification du règlement intérieur, en son article 14.

Le deuxième objectif était de faire appel à la complémentarité ; complémentarité de nos différences sexuée, de caractère et
de tempérament qui permettaient de se confronter à des logiques différentes dans la réflexion et l’action. Était-il possible
qu’une femme et un homme puissent coopérer au sein de notre société pour faire avancer les dossiers et les réformes en
cours tout en gardant une place d’animation, de coordination, de proposition, d’exécution des décisions de l’Assemblée
générale, du Comité de direction et du Collège des didacticiens, et cela sans perdre son individualité ?

Le troisième objectif était d’essayer, selon le mandat de l’Assemblée générale, de trouver une possibilité de faire
fonctionner un Conseil d’admission, de permettre l’émergence d’un compromis entre deux approches très différentes qui
regroupaient chacune de nombreux membres de notre société.

Le quatrième objectif était de sortir du jeu des deux facettes antagonistes, des deux visages de la « Grande Mère », la
bonne et la mauvaise, pour revenir aux valeurs d’accueil et de rigueur coordonnées et faire respecter une loi qui fasse tiers.
Ce fut le sens de relire et réécrire l’ensemble des statuts et du règlement intérieur.

Mais il reste pour la nouvelle équipe des chantiers à peine effleurés lors de notre mandat. Le premier, qui arrive avec le
décret relatif à l’usage du titre de psychothérapeute, est celui de notre formation et de sa validité. Nous aurons à prendre
des options et à formaliser des choix, et à aller sans aucun doute beaucoup plus loin dans la qualité de nos échanges et
l’acceptation de nos différences. Mais cela sera la tâche du nouveau Comité de direction et de chacun d’entre nous. Le
Comité d’éthique aura à revoir les annexes du règlement intérieur, et probablement à jouer un rôle désormais plus
important dans la vie de notre société.

Nous vous remercions tous, et plus particulièrement tous ceux d’entre vous qui ont pris part d’une façon ou d’une autre à
la vie de notre institution et avec lesquels nous avons pu dialoguer et chercher des solutions. Nous quittons la Présidence
mais continuerons à participer d’un autre point de vue à la vie commune.

Henri de Vathaire et Françoise Le Hénand
Juin 2010