Petit Journal n°26

P.J. n°26

Nous aurons à nous prononcer lors de notre assemblée générale sur le
texte qui va organiser le Comité d’éthique. Nous aurons à élire des
candidats. Ce Comité n’est pas une affaire nouvelle ; il existait déjà lors
des précédentes mandatures. Il est resté en veilleuse depuis plus d’un an,
attendant pour se réveiller que nous lui redonnions une nouvelle vie.
Cette nouvelle vie sera autonome car le Comité donnera son avis, non
seulement quand il sera saisi, mais aussi à chaque fois qu’il le jugera utile.
Cette nouvelle vie sera créatrice car il donnera des avis et des
propositions motivées et pourra de sa propre initiative saisir l’assemblée
générale et ou le Comité des litiges.

Mais qu’est-ce que l’éthique, comment la définir dans son aspect
personnel et dans ses aspects institutionnels ? Deux articles parmi
d’autres publications de divers horizons peuvent servir de références
pour nourrir la réflexion : dans le Dictionnaire Jung publié sous la
direction d’Aimé Agnel, l’article de Claire Dorly, et dans le numéro 100
des Cahiers jungiens de psychanalyse l’article de H. McFarland Solomon
intitulé « Le soi éthique ».

Ces textes au-delà des définitions et de la description des processus qui
voient naître l’éthique au niveau du sujet et des groupes humains,
peuvent éclairer la mission du Comité d’éthique sous ses différents
aspects :

 une mission d’actualisation du code de Déontologie qui fixe l’éthique
de nos comportements d’analyste envers nos patients et la tenue du
cadre de l’analyse, mais aussi les règles des échanges cliniques et des
publications.

 une mission de vigilance quant aux textes qui régissent l’organisation de
notre société : veiller au respect d’une part de la loi et d’autre part des
membres et des futurs membres, dans le cadre des responsabilités
d’information, d’évaluation et de formation.

 une mission de soutien de la réflexion institutionnelle, qui se veut
soucieuse du rapport à l’inconscient au niveau individuel, permettant
l’accès à la position éthique dans le parcours d’individuation. Elle est
aussi à même de considérer la dynamique des groupes dans la
confrontation du sujet à l’inconscient du groupe ainsi que le rôle des
projections qui organisent les clivages dans l’institution.

Un vaste chantier de longue haleine, mais combien essentiel pour
maintenir du « tiers » et une dynamique de la conscience face aux forces
qui tendent à la faire régresser et à la dissoudre.

La présidence,
Henri de Vathaire, Françoise Le Hénand

Mars 2010