Petit Journal n°24

P.J. n°24

Éditorial

Quarante ans déjà, l’âge d’une maturité ! De nombreuses générations
de psychanalystes se sont formées et ont exprimé leurs qualités,
leur individuation au sein de notre société, dans le
mouvement psychanalytique, auprès de leurs patients.

Comment faciliter la communication de cette richesse et de cette
diversité d’expérience dont chacun d’entre nous est porteur pour
une petite part ? C’est un questionnement qui ne date pas
d’aujourd’hui à la S.F.P.A. Les anciens en avaient déjà le souci.

La nouvelle équipe du petit journal commence à prendre ses marques
et c’est grâce à elle que vous pouvez lire ces lignes et ces articles
dont les auteurs sont à remercier chaleureusement car ils
contribuent à leur façon à faire vivre notre société, à encourager
la communication entre ses membres.

Dernièrement, une idée a jailli des débats qui précèdent
l’assemblée générale : Pourquoi les membres ne s’organiseraientils
pas entre eux ? Que recouvre cette idée ?

Parmi les objectifs de notre société il en est deux qui sont particulièrement
importants : celui de faire connaître la pensée et la pratique
jungiennes, et celui d’assurer une formation permanente aux
membres qui ont fini leur parcours de formation d’analyste à
l’Institut, et qui ont présenté leur mémoire.

Cette formation permanente s’exerce de diverses façons ; à Paris,
au siège de notre société, dans le cadre des séminaires scientifiques
organisés par le Comité de direction, mais aussi dans les régions
par la participation des membres à des groupes cliniques
entre analystes y compris d’autres écoles, par l’animation et la participation
à des associations locales et enfin par les exposés faits
en divers lieux témoignant de la clinique et de la pratique jungiennes.

Les actions pour faire connaître la pensée et la pratique jungiennes
sont nombreuses et nous n’en citerons que deux exemples : le
Dictionnaire Jung et le colloque qui n’ont pu exister que grâce au
sens de l’organisation et du travail de groupe. Comment la
connaissance de cette vitalité de notre société parvient-elle à chacun
des membres pour son information mais aussi comme invitation
à participer à des actions ponctuelles ?

N’est-ce pas là un défit à affronter dans les prochaines années parallèlement
à l’ouverture nécessaire pour que notre nombre
s’accroisse et que les postes indispensables au bon fonctionnement
soient pourvus avec des mandats courts et des équipes dynamiques.

Henri de Vathaire et Françoise Le Hénand
Juin 2009