Petit Journal n°22

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Editorial

Depuis l’assemblée générale du 14 juin
dernier, faute d’un nombre suffisant de
candidats pour assurer le renouvellement
complet du comité de direction, notre
Société fonctionne sans président élu. Nous
avons accepté d’assurer l’intérim de la
présidence jusqu’à cette assemblée générale
du 15 novembre. Il est clair que les
dispositions prévues par la réforme engagée
depuis deux ans – et dont la plupart ont été
votées – ne pourront véritablement entrer
en vigueur et trouver leur efficacité que si
les membres de la SFPA se sentent
concernés par son devenir et sont disposés
à mettre leur dynamisme au service de son
évolution.

Beaucoup de temps et d’énergie ont été
consacrés au débat institutionnel ; il nous
semble que le temps est venu de mobiliser
maintenant nos énergies pour le travail
scientifique en commun. Nous souhaitons
que ce séminaire de novembre permette
une avancée décisive pour le
fonctionnement institutionnel et que la
SFPA poursuive l’ouverture engagée auprès
d’un public plus large intéressé par
l’approche théorique et la pratique
jungiennes de la psychanalyse, comme en
témoigne le succès rencontré par le colloque
Jung et le rêve qui s’est tenu le 11 octobre
dernier.

Ce numéro 22 du Petit Journal est le
dernier dont Suzanne Krakowiak a assuré la
réalisation. Qu’elle soit ici vivement
remerciée d’avoir assumé pendant plusieurs
années la responsabilité de recueillir et de
diffuser ces informations variées sur la vie
de notre Société, sur les activités “extra
muros” de certains de ses membres et sur
divers aspects de la vie culturelle qui
touchent particulièrement notre sensibilité
jungienne. Le Petit Journal fait aujourd’hui
partie de la vie de la SFPA. Son avenir
dépend de celui ou celle qui acceptera de
poursuivre cette entreprise.

Françoise Le Hénand et Henri de Vathaire


Au colloque d’octobre 2008 sur Jung et le rêve :
Tous les intervenants étaient navigateurs et poètes

C’est par un temps d’une douceur exceptionnelle
que s’est ouvert le colloque d’automne sur Jung et
le rêve
. Une douceur propre à faciliter notre
ouverture à ce thème, tout comme la salle
d’ailleurs, équipée d’un éclairage très intime, voire
tamisé.

Et je continue à être heureusement surprise par les
orateurs qui se succèdent. Pourquoi ? Parce que ce
thème est tellement large… Et les intervenants,
loin d’embarquer sur un sujet bateau, cisèlent leurs
propos dans des présentations très personnelles,
très ouvragées. Ils naviguent sur le rêve, chacun à
bord de sa gondole, et nous en font apercevoir les
trésors qu’eux seuls, à leur façon, ont découverts et ramenés jusqu’à nous
pour nous les faire partager…

Nous avons goûté au rêve comme à des drames antiques (Luigi Zoja : Les
cauchemars et l’inconscient collectif
), comme à des amphores inconnues (Claire
Dorly : Les territoires du rêve), comme à des poèmes inédits (Aimé Agnel : Le
rêve est une écriture
), comme à des épices nouvelles (Brigitte Allain-Dupré : Les
rêves d’enfants roulent-ils sur la voie royale ?
). Dans ma petite escarcelle, j’ai
ramené quelques-uns de leurs trésors, ceux qui m’ont fait vibrer et que je
veux bien partager avec vous :

 J’ai pris parmi les amphores ramenées par Claire Dorly, celles qui portaient
ces mots : «  intuition et poésie sont le chemin du symbole « ,  » le rêveur doit devenir
sujet de ses rêves « ,  » l’individuation, c’est rester Un dans la relation à l’Autre « ,
« l’interprétation mesure son utilité à l’assentiment du rêveur »
.
– Dans les poèmes découverts par Aimé Agnel, j’ai pris ces passages : » écrire
est une affaire de devenir… un processus… un passage de vie « , « la maladie n’est pas
processus »
, la santé serait « littérature, écriture », elle inventerait « un peuple qui
manque
», même écrire ses souvenirs serait « en destination d’un peuple à venir »,
« le rêve, lui, n’est pas d’emblée une écriture, il lui faut la greffe du conscient pour
devenir oeuvre », « le moi contré par le rêve se fait écrivain
».

 Des épices de Brigitte Allain-Dupré, j’ai gardé le goût des rêves d’enfants
qui  » nous font devenir poètes » , » qui en font perdre à l’analyste son latin » , comme
celui de Fabien qui raconte « son rêve pour de vrai « ,  » le rêve d’enfant est une
inquiétante étrangeté « ,  » il faut le vivre avec l’enfant… dans le partage, dans le
transfert « ,
avec la « même intensité et une totale disponibilité à la surprise » .

 Des drames antiques de Luigi Zoja, j’ai rapporté avant tout la qualité du
conteur, ses qualités humaines, sa capacité à nous faire partager ses émotions,
son engagement pour l’éthique : « Notre profession, c’est l’éthique », sa capacité
de mettre du lien entre les mondes lointains où il a navigué : « Notre monde est
de plus en plus contre nature, mais l’enfant est toujours le même que celui de Cro-
Magnon»
.

Ne ratez pas le cahier qui reprendra ces conférences et allez y chercher vos
trésors à vous, Il y en a encore toute une collection…

Christiane Juveneton


Nouvelles brèves

 Le site Materia Prima comporte désormais un blog qui
permet de repérer les nouveaux articles et de les ouvrir plus
facilement sans recherche sur le site.

 Un nouveau film de Nurith Aviv : Langue sacrée, langue parlée,
a été présenté par Aimé Agnel, en juin, au cinéma “Les 3
Luxembourg”. L’hébreu, qui pendant des siècles fut langue
sacrée pour les Juifs de la diaspora, est devenu, par volonté
politique, une langue parlée au quotidien. Des écrivains et
artistes, nés en Israël, tentent de décrire leur relation à la
dimension historique et religieuse de l’hébreu…

 En juillet a eu lieu à Zurich le deuxième congrès de
l’Association Internationale d’Etudes Jungiennes (IAJS),
organisé en collaboration avec l’AIPA, sur le thème
Contemporary symbols of personal, cultural and national identity.
Historical and psychological perspective
. avec un exposé de
Christian Gaillard : Jung’s art et un de Jörg Rasche : Artistic
paradigms for integration and transformation
.


Livres

 Le Dictionnaire Jung est paru. Parce que le Vocabulaire de C. G. Jung a eu un grand succès, les éditions Ellipses ont passé commande, en
2007, de ce Dictionnaire Jung de près de 200 pages, comportant 75 entrées, soit presque le double du Vocabulaire. On trouve donc, cette
fois-ci, des articles sur le corps, la psychose, le mythe, la sexualité, l’enfant, la personnalité, l’occultisme, etc., qui n’avaient pas pu trouver
leur place dans le Vocabulaire. Nul doute que cette édition, par ailleurs très belle et de bonne compagnie (on trouve dans la même
collection les Dictionnaires Platon, Aristote, Spinoza, Foucault, Heidegger, et Kant), comblera les étudiants et les chercheurs qui, de plus en
plus nombreux, s’intéressent à la pensée de Jung. Il y a en effet actuellement dans les universités françaises une douzaine de thèses en
préparation qui se réfèrent à l’oeuvre de Jung.

 Un recueil des derniers essais de Luigi Aurigemma sera publié par les Éditions de l’Herne en février 2009. L’Éveil de la Conscience est
composé de six essais dont cinq sont inédits en français. L’édition italienne des mêmes essais – Il risveglio della coscienza. Balbettii metafisici
a été publiée par Bollati Boringhieri en septembre 2008.

 En cours de traduction chez Albin Michel : Tavistock Lectures (première partie du vol. 18), Zofingia Lectures et un livre rassemblant tous
les textes des années 1930.

 Virginia Apperson et John Beebe : The presence of the feminine in film, Newcastle, Cambridge Scholars Publishing, 2008. Un livre qui, à
partir d’exemples cinématographiques des 70 dernières années, cherche à faire la distinction entre femme, féminin et anima. Très instructif.


Les membres associés en séminaire

Le 31 mai dernier, le séminaire des membres associés s’organisait autour
du travail de Reine-Marie Halbout sur le parcours du héros et la
présentation par Dominique Gour et Véronique Bogino du livre de
Mélanie Starr Costello
Imagination, Illness and Injury


 Le parcours du héros

En mai dernier, j’ai présenté un aspect du travail réalisé dans le
cadre de l’élaboration de mon mémoire. Il s’agit de l’apparition
des figures des grands parents ou plus généralement des
ancêtres, dans les rêves des patients. Celle-ci est fréquente après
une régression ou une phase de régression et l’énergie associée à
ces figures permet souvent aux patients de trouver de nouveaux
ancrages. Ce retour des ancêtres disparus a été l’occasion
d’aborder la question de la régression, telle que Jung l’a élaborée.
Mon attention s’est portée sur ce que Jung dit du héros lorsqu’il
sort du ventre de la baleine, à savoir que ce dernier « ne quitte
pas seul le ventre de la baleine, à l’intérieur de laquelle il a
retrouvé ses parents décédés, ses esprits ancestraux et aussi les
troupeaux qui étaient le bien de sa famille. Le héros les ramène
tous à la lumière ; c’est pour tous un rétablissement, un
renouvellement parfait de la nature ». Le parcours du héros
questionne donc aussi la relation entre les vivants et les morts.
Ce travail m’a permis de mieux comprendre en quoi cette idée
maîtresse de Jung sur la régression est audacieuse, complexe et
thérapeutique. Retrouver le lien avec ses ancêtres, à travers le
processus de régression, cela suppose d’accepter de les avoir
perdus pour les retrouver et renouer ainsi avec des parties
vivantes et enfouies de la psyché.

Reine-Marie Halbout


 Imagination, Illness and Injury

Mélanie Starr Costello, psychanalyste jungienne américaine,
présente dans son livre Imagination, Illness and Injury le concept de
Knowing and not knowing” que nous pourrions traduire par
“Savoir sans savoir que l’on sait” et qui concernerait une
expérience vécue, enregistrée dans le corps mais qui n’aurait
jamais pu se représenter mentalement à la conscience du fait
d’une perturbation au niveau de la perception. Le corps serait
alors le dépositaire de ces fragments d’expérience maintenus hors
du champ de la conscience et non symbolisés. Pour Mélanie Starr
Costello, cette altération de la perception de la réalité serait due à
deux forces intra psychiques : soit à l’influence prolongée d’un
archétype qui petit à petit provoque un rétrécissement du champ
perceptuel et empêche l’individu de s’adapter à la réalité ; soit aux
effets de fragments de complexe provenant de l’inconscient
personnel qui n’ont jamais pu se représenter à la conscience et qui
restent inscrits dans le corps provoquant de nombreux
symptômes somatiques. Mélanie Starr Costello tient à différencier
ces états de “knowing and not knowing” du refoulement et elle voit
dans les somatisations, non pas une résistance à la symbolisation,
mais plutôt une régression à des mécanismes de perception
archaïque dans le but d’une production de symbole. Elle y voit
également dans certains cas un aspect crucial du transfert
reproduisant un stade de développement où la mère (analyste)
métabolise le vécu affectif du bébé en le régulant. Cette vision
positive et prospective de la somatisation nous a semblé très
intéressante et utile dans notre travail clinique.

Dominique Gour et Véronique Bogino


Notre engagement en Tunisie, en Ukraine et en Géorgie

Vous savez que l’IAAP s’est activement engagée à organiser et à
soutenir les programmes de formation personnelle et
professionnelle de nos Groupes en développement dans des
régions du monde où nous n’avons pas, ou pas encore, de
Sociétés d’analystes. Les besoins sont nombreux et
impressionnants. Le potentiel de ces Groupes l’est aussi. Le 16
mars, lors de notre dernier séminaire, douze d’entre nous qui
sont intervenus jusqu’ici en Tunisie se sont réunis pour partager
leur expérience et leurs points de vue pour l’avenir. Il en est
ressorti l’idée de chercher d’autres moyens encore d’aider les
membres de ce Groupe, en particulier ceux d’entre eux qui sont
maintenant engagés dans le cursus de formation à l’analyse
proposé par l’IAAP. Pourrions-nous les accueillir dans certains
de nos programmes de travail ? Pensons que leurs moyens
financiers sont extrêmement limités.

Nous nous sommes aussi engagés en Ukraine et en Géorgie.
Tout d’abord et longuement Françoise Caillet, puis, récemment,
François Martin-Vallas, comme superviseur pour le Groupe de
Géorgie. Notre collègue irlandais et suisse John Hill sert
maintenant comme « liaison » pour ce Groupe. J’assure cette
fonction pour celui de Kiev. Or cinq membres du Groupe de
Tbilissi et dix-sept membres du Groupe de Kiev demandent
maintenant à s’engager formellement dans la formation
d’analystes organisée de l’AIPA. Nous avons pu trouver un
soutien financier de la famille Hoerni-Jung et de deux Fondations
privées allemandes, mais ces contributions, qui s’ajoutent au
discret financement annuel de l’AIPA, restent très limitées.
L’aide de notre Société, et celle de chacun de nous, même
minime, serait des plus utiles. La question a été posée à nos
équipes actuelles de direction. Ce sera, je suppose, aux suivantes
de se prononcer. Mais parlons-en.

Christian Gaillard


Situation en Géorgie

Ayant été chargé, par l’AIPA, de la formation clinique
d’analystes géorgiens, je me suis rendu à Tbilisi fin septembre
dernier. Ce fut ma première expérience d’un pays en guerre,
j’espère la dernière.
Pourtant la situation objective était “normale” : pas de combat
ni de danger. Mais l’intensité de l’affect collectif m’a
impressionné, surtout sa contagiosité. À peine étais-je arrivé à
l’aéroport que je me suis senti en proie à une anxiété sourde,
inconnue et indéfinissable. Il faut dire que l’armée russe était
tout de même à moins de 100 km de la capitale, et pouvait
arriver en deux ou trois heures si elle le décidait…
Dans ces conditions la réserve analytique est impossible et, je
crois, peu souhaitable. Avec le groupe des géorgiens, dans tous
les temps d’entre-deux séances de travail, le sujet de la guerre
revenait sur le tapis, avec une oscillation/circumambulatio
autour de trois grands thèmes : la victimisation, la révolte
paranoïaque, et la question plus objective des réfugiés. La aussi
la contagiosité est forte, et de garder une capacité à penser n’y
est pas chose facile.
Il faut savoir, ce que je n’avais pas lu dans nos médias, que dès
le déclenchement des hostilités, les réfugiés ont afflué vers
Tbilisi qui a vu sa population augmenter de 10{ce6ac6a4c4e22fc3c2b8f6ccc8e8d4159d3b644786a71417670e79cf02592fa8} en quelques
jours. Et les récits d’atrocités ont accompagné ces réfugiés,
récits dont, malheureusement, on ne peut se soustraire comme
on le fait si facilement devant le journal télévisé. Évidemment
les psychologues et psychiatres qui composent le groupe sont
en première ligne dans la prise en charge psychologique de ces
réfugiés, en partie avec l’aide de l’ambassade de France. Nous
avons consacré une séance à ce travail particulier en ceci que les
soignants sont blessés de la même blessure que ceux qu’ils
soignent.
Nombre de ces réfugiés ont déjà pu rentrer chez eux, ou sont
sur le point de le faire, mais une proportion significative devra
rester à Tbilisi ou ses environs. Le travail à faire auprès d’eux,
particulièrement les enfants, est important, et nos collègues
géorgiens le font avec tout leur coeur et très peu de moyens
financiers. Dans le cadre de leur formation auprès de l’IAAP cet
aspect ne peut être éludé, et ils avaient souhaité que je puisse
revenir en novembre pour les superviser dans cette action. Mais
nous n’avons pas pu trouver les finances pour mon
déplacement : le budget de l’IAAP est très serré et l’ambassade
de France, qu’ils avaient contacté, n’a pas pu donner suite.
Toute aide serait donc bienvenue.
Si vous souhaitez participer financièrement à ce programme
merci de me contacter et/ou de prendre les renseignements
sur : voir le site

François Martin-Vallas


XIXe séminaire franco-italien

Le XIXème séminaire franco-italien s’est tenu dans les locaux
de la SFPA le vendredi 31 octobre et le samedi 1er novembre.
Il nous a permis d’entendre des exposés variés et consistants. Il
a été question de métissage des théories, d’équation personnelle
dans le contre transfert, de “mise en jeu” (enactment), de pensée
paradoxale et de complexe fraternel. Les échanges avec nos
collègues italiens – qui, pour la plupart, parlent français
couramment – ont été empreints de spontanéité : les
commentaires fusaient, dans une atmosphère de cordialité où
l’on ne s’interdisait pas l’humour, ce qui est souvent un bon
chemin pour produire un travail sérieux.

En Italie la pratique de la psychanalyse et de la psychothérapie
n’est accessible qu’aux médecins et aux psychologues, ce qui
entraîne une multiplication impressionnante de micro-écoles. Ce
phénomène modifie la demande de certains analysants et
questionne également la pratique analytique. C’est pourquoi le
thème de notre prochaine rencontre sera La permanence de
l’analyste face aux nouvelles demandes
. Nous fêterons notre
vingtième séminaire à Rome les 24 et 25 octobre 2009.

Claire Dorly


Nouvel éclairage concernant Lee Miller

Si vous avez été intéressés par l’exposé que j’ai présenté au
séminaire de Mars dernier, la très belle exposition Lee Miller, qui
était à Londres en 2007, sera au Jeu de Paume à Paris entre le
21 Octobre 2008 et le 4 Janvier 2009.

Ne la manquez pas.

Danielle Dumas-Pux


Premier Congrès européen de l’AIPA

Du 25 au 27 juillet 2009 aura lieu à Vilnius, en Lituanie,
le premier congrès européen de l’AIPA. Ce congrès est
organisé en collaboration avec l’Université de Vilnius, sur
le thème Dialogue and threshold between East and West.
Cultural identity, past, present and future
. C’est la première
fois que l’AIPA organise un congrès à l’échelle de
l’Europe – alors que c’est le cas depuis plusieurs années
à l’échelle de l’Amérique du nord, et à celle de
l’Amérique du sud. L’événement est donc important, et
aura certainement bien des effets sur l’organisation de la
communauté jungienne à l’avenir et sur notre rôle à cet
égard.

Ce congrès est largement orienté sur nos échanges avec
l’Europe de l’est. Nous allons recevoir prochainement
l’appel à contributions. Les propositions d’intervention
seront à envoyer avant le 15 septembre 2008. Le comité
de programme de ce congrès est composé de Angela
Connolly et Murray Stein, co-présidents, Grazina
Gudaité, Marianne Müller, Jörg Rasche, Jan Wiener et
moi.

Pour toutes informations pratiques,
voir le site

Et notons bien aussi que le prochain congrès
international de l’AIPA aura lieu à Montréal du 22 au 27
août 2010.

Christian Gaillard


XXVe séminaire des thérapeutes d’enfants et d’adolescents

J’invite vivement les thérapeutes d’enfants et
d’adolescents à notre XXVème Séminaire qui aura lieu
le 4 et 5 avril 2009. Il a pour thème La violence »
avec le programme suivant :

 Bernadettte Vandenbroucke : « La violence chez les
enfants : panorama théorique »,

 Arlette Flandina Cortier : « Des nouvelles de deux
thérapies en cours citées lors du dernier séminaire : la
violence subie par l’enfant qu’il découvre en parlant »,

 Christiane Fonseca : « Liliane, violences dans la
relation transférentielle »,

 Henri de Vathaire : « L’enfant terreur (qui se disait
mort à cause de la violence reçue) »,

 Table ronde avec notre invité freudien Daniel Gautier :
« Violence à l’adolescence »,

 Cyrille Bonamy : « Violences contre le thérapeute »,

 Nathalie Elmalih : « Enfant dans une famille
alcoolique »,

 Marguerite Bosc : « Violence et métamorphoses dans
le temenos ».

J’espère que vous viendrez nombreux pour le sujet et la
qualité des intervenants.

Sylvie Rouquette


Variations à propos de l’altérité

Fin décembre 2005 un bébé hippopotame,
âgé de trois mois, a échoué sur la côté du
Kenya, dans un port près de Nairobi. Ce
petit hippopotame – l’étymologie grecque
signifie : “cheval de rivière” – a survécu au
traumatisme du tsunami et à la perte de sa
mère. Pour cela, il lui a fallu trouver,
rapidement, une mère de substitution (il faut savoir que les hippopotames
ont des liens sociaux “serrés” et que les petits restent 4 ans auprès de leur
mère). La compétence innée à susciter une réponse rapide et adéquate à
ses besoins a sauvé la vie de l’hippopotame. Il a rencontré et créé un lien
très fort avec une tortue géante, un mâle, âgé d’une centaine d’années qui,
contre toute attente, a paru très content d’assumer la fonction maternelle.
Ils ont été placés dans un parc naturel et les observateurs ont pu
constater qu’ils mangeaient, nageaient, dormaient ensemble ; très heureux
dans la compagnie l’un de l’autre.

Ces deux êtres vivants témoignent du fait que la différence entre les
espèces peut être surmontée dans des moments
où la survie est en jeu. Au delà de la différence,
aussi grande soit-elle entre les uns et les autres,
il est possible de cheminer ensemble.
L’instinct parental (maternel et paternel) chez
l’animal et l’archétype parental (maternel et
paternel) chez l’être humain existent partout,
dans toute espèce, prêt à surgir au moment opportun. Par ailleurs, la
compétence à susciter une réponse parentale adéquate est là pour assurer
la survie des êtres.

Une question pourtant : la fonction maternelle de la tortue consiste à
déposer et à ensevelir ses oeufs dans le sable, laissant ses petits à leurs
sorts. Les plus “chanceux” vont pouvoir gagner la “mer” ; leur survie est
incertaine ensuite. D’où ce mâle puisait-il sa dimension maternelle ? De
toute évidence, derrière et sous sa carapace, la capacité virtuelle d’une
fonction maternelle adoptive était inscrite…

Cela voudrait peut-être dire que, devant une catastrophe individuelle ou
collective, une mutation d’instinct, d’archétype et de comportement
permettrait l’adaptation altruiste à une situation de détresse. Dans un
monde aujourd’hui à la dérive, face à la tentation d’un repli égoïste, d’un
“chacun pour soi”, cette rencontre entre l’hippopotame et la tortue suggère
une réponse possible.

Lisbeth von Benedek


Groupe anglo-franco-belge

La rencontre anglo-franco-belge aura lieu en Belgique du 5 au 7 juin 2009.
Le thème de travail choisi pour cette année est « La fin de l’analyse…côté
analyste ». Nous espérons nous retrouver pour une première réunion en
décembre. Le groupe est ouvert aux membres et membres associés,
veuillez me contacter écrire si vous souhaitez
participer à nos travaux ou pour d’autres renseignements.

Leslie de Galbert


Le catalogue interactif de la médiathèque C. G. Jung est maintenant
disponible en ligne sur le site (onglet
“Mediathèque”, lien dans la rubrique “Catalogue”).


Départ en retraite

Je prendrai ma retraite dans quelques mois. Ce numéro est donc le dernier que je fais paraître. Merci à tous ceux qui ont participé
et m’ont soutenue, pour que notre Petit Journal soit un lien entre nous.
Je ne sais pas qui me remplacera, donc les articles pour le prochain numéro devront être envoyés au secrétariat.

Suzanne Krakowiak

Novembre 2008