Une lecture du livre de René Kaes : « Le singulier pluriel »

Bruno Pignide

Je ne sais toujours pas pourquoi Maryse Paulin Mahieux m’a demandé de présenter le livre de Kaes . Je sais bien que Karen Hainsworth ne pouvait pas le faire, je sais bien que Maryse peut me demander beaucoup de choses, mais quand même, je ne suis pas la bonne personne pour vous parler de ce livre… Et puis je vais vous dire un secret, je ne lis pratiquement plus aucun livre contemporain technique sur la Psychanalyse, j’ai un problème avec la théorie, une sorte d’allergie mentale, pire , je vous l’avoue : l’inanalysable persistance d’un symptôme… N’allez pas croire pour autant que je ne lise pas d’autres ouvrages sur ce que je crois être en rapport certain avec le métier, ou plutôt j’ai toujours pensé que l’on avançait plus à se ressourcer au cœur même de la création littéraire, dans la bouillabaisse empirique nourricière et pratique des romans, écrits, essais, lettres et nouvelles de toute espèce. Par exemple et juste pour essayer de vous expliquer : Maryse dans son invitation paradoxale venait juste de me sortir de la lecture de « NEIGE » ce roman que je considère comme jungien presque par essence, du Turc Orhan Pamuk et dont je conseillerai si volontiers la lecture et l’étude à tous les jeunes Psychanalystes de notre petite Ecole, et sans doute aussi à tous les vieux, si je ne m’imaginais pas d’ailleurs qu’ils ne l’ont déjà sûrement fait.
Mais bon dieu Maryse je m’égare, pourquoi ne m’as tu pas demandé de lire ce soir des passages de NEIGE, ce roman si jungien du turc Orhan Pamuk 22€50 aux éditions Gallimard collection « du monde entier »…
Mais je vois bien votre étonnement, tout cela vous vous en fichez, nous ne sommes pas là pour ça, et je suis là pour vous parler sérieusement du livre sérieux d’un psychanalyste sérieux qui a passé sa vie à travailler dur une idée solide, la sienne, et déjà ça force le respect cette insistance, aussi bien du fait d’ailleurs qu’elle allait un tantinet me semble-t-il à l’encontre de celles de ses collègues freudiens-lacaniens, cette idée qui chez nous passerait presque pour une banalité c’est quelque chose en résumé comme la légendaire boutade de son auteur parodiant le grand Maître :

: « L’INCONSCIENT EST STRUCTURE COMME UN GROUPE »

Et je le cite PAGE 101

J’espère avoir commencé à étoffer la consistance de ce qui d’abord a été une formule intuitive : que « nous sommes groupe » et que , en raison de cette groupalité, nous devenons sujets « singuliers pluriels », que « l’inconscient est structuré comme un groupe », que le sujet de l’inconscient est sujet du groupe.

Alors voilà, ça le taraude depuis au moins 30 ans cette affaire là. Mais c’était déjà fortement développé dans un livre dont je me souviens maintenant la lecture pour l’avoir passablement potassé à l’époque de sa sortie où je commençais à travailler en institution sur la mise en place de groupes de parole à la Clinique de l’Auzon, merci Maryse de me faire remarquer combien moi aussi je vieillis, comment à cette époque je lisais attentivement les textes techniques, à en oublier presque aujourd’hui d’avoir déjà eu à fréquenter KAES et son fameux « APPAREIL PSYCHIQUE GROUPAL » paru en 1976 et déjà aux ed . DUNOD. où KAES formulait ses premières et déviantes interrogations. Ce qu’il nous précise d’ailleurs à la page 32 :

. « J’ai passé plusieurs années à essayer de comprendre comment les processus d’étayage, les mécanismes constitutifs de l’inconscient (refoulement, clivage, déni), la formation des symptômes et le retour de l’inconscient non refoulé, les identifications, le régime du narcissisme, la fonction de pensée et de signifiance, les organisations défensives, les formes de la subjectivation sont travaillés et construits dans la matrice du groupe primaire, dans les liens intersubjectifs. C’est là un chantier passionnant et toujours ouvert. J’ai pris l’habitude d’en formuler l’enjeu en disant que le sujet de l’inconscient est sujet du groupe. Il ne s’agit pas là d’une proposition purement spéculative : elle est au fondement de la conception du travail psychanalytique qu’un sujet peut effectuer dans un groupe ; elle est surtout une manière de revisiter notre conception du sujet et de l’inconscient . »

Vous voyez bien que ce type est honnête, que ce n’est pas une crapule comme on dirait là-bas en Basse Lacanie. Il se sent à l’étroit dans cet inconscient cloisonné aux topiques freudiennes trop restreintes, il est gêné aux entournures, ça craque partout aux coutures des jointures justement, alors bien évidemment comme Kaes est un savant laboureur il avance le sillon de sa recherche dans le sens d’une évolution, d’un dépassement de son champs psychanalytique, « l’inconscient est structuré comme un groupe », « l’inconscient se construit dans la matrice du groupe primaire, dans les liens intersubjectifs…. »

Alors quand on commence à cultiver ce terrain là, on se retrouve bien vite à développer des arguties qui flairent bon des domaines de prédilection que nous fréquentons quelque peu, on se sent de plus en plus à l’aise avec la pensée développante-enveloppante de René Kaes, on est même séduit carrément, il finit par nous servir la soupe de nos propres convictions avec l’altérité intellectuelle en prime.
Comment ne pas aimer René Kaes et son « singulier pluriel » lorsqu’il nous rappelle Page 42/

Le « singulier » correspond à l’espace psychique individué qui marque de sa spécificité la structure, l’histoire et la subjectivité d’un sujet singulier : son organisation pulsionnelle, ses fantasmes secondaires, ses mécanismes de défense et ses contenus refoulés ou clivés, ses identifications, ses relations d’objet, bref ce qui singularise son désir inconscient. Toutefois, une part de ce qui est « singulier » prend son origine dans ce dont le sujet a hérité, dans ce qu’il a acquis et transformé, ou dans ce qui est resté pour lui sans transformation. Comme Freud l’indique dans Pour introduire le narcissisme, « l’individu mène en effet une double existence : en tant qu’il est à lui-même sa propre fin, et en tant que maillon d’une chaîne à laquelle il est assujetti contre sa volonté ou du moins sans l’intervention de celle-ci ». C’est la tension entre être à soi-même sa propre fin et être maillon, bénéficiaire, serviteur et héritier d’une chaîne intersubjective et transgénérationnelle qui définit le sujet comme sujet de l’inconscient pour la part qui revient à sa position comme sujet du groupe Mais nous devons porter plus loin les conséquences de ce point de vue : la singularité de l’espace psychique privé coexiste avec les zones de réalité commune et partagée avec d’autres sujets.

Vous avez bien entendu : « un espace psychique individué », « le maillon d’une chaîne intersubjective transgénérationnelle… » Là encore ça poursuit bien notre métaphore méthodologique non ? Ou bien alors j’ai rien pigé. Ce qui après tout n’est pas impossible, mais en tout cas vous aurez bien, comme moi j’en suis sûr, tout au long de la lecture de ce « singulier-pluriel », cette impression de retrouvailles sur des territoires idéologiques communs. Ou pour le moins, une impression de « déjà vu ».

Et puis encore mieux, une définition des archétypes qui ne dit pas son nom : p.90, Kaes toujours :

« J’aboutissais à l’idée que la groupalité psychique désigne des formations intrapsychiques dotées d’une structure et de fonctions de liaison entre les pulsions, les objets, les représentations et les instances de l’appareil psychique, dans la mesure et sous l’aspect où ils forment un système de relation qui lie leurs éléments constituants les uns aux autres.
Toutefois, cette définition ne rendait pas compte d’un caractère qui m’apparaissait encore plus important. Le travail que j’ai entrepris sur les processus associatifs et sur le rêve, aussi bien dans la cure que dans les groupes, m’a conduit à considérer la groupalité psychique comme une propriété générale de la matière psychique. Cette propriété est d’associer, de délier, d’araser des objets psychiques, d’en former des ensembles selon des lois de composition et de transformation, sous l’effet des mouvements pulsionnels de vie et de mort, sous l’effet du refoulement ou de mécanismes de défense hors refoulement, par clivage, déni ou rejet. Cette extension du concept ( c’est moi qui souligne) a conforté mon idée initiale que la groupalité psychique est la forme, la fonction et le processus qu’occupe le groupe dans l’espace de la réalité psychique interne. »

Ou encore plus précisément : P.111

« La seconde série d’organisateurs psychiques est constituée par les organisateurs socioculturels. Ce sont des schèmes de figurabilité et de signification construits socialement par le travail de la culture et dont les mythes sont les représentants les plus achevés. Nous en trouvons des exemples emblématiques dans le groupe mythique des chevaliers de la Table ronde ou des compagnons d’Ulysse… » ( suit alors toute une liste de mythes modernes…)

Mais cette découverte qu’il croit être le seul à avoir faite va tout même un peu trop loin pour Kaes , il ne va pas franchir trop vite la ligne jaune, il émet de-ci de-là quelques réserves qui lui permettent de rester sur ses gardes, dans son champs, dans son camp :
Ex . P.141 :

« le processus associatif se construit sur une double série d’organisateurs : les uns sont propres à chaque sujet, les autres sont partagés et communs à tout le groupe. Nous ne pouvons pas décider si les organisateurs individuels déterminent les organisateurs groupaux ou si c’est l’inverse. »

Néanmoins la question reste belle et bien posée, Kaes s’en est allé jusque là. Et à mon avis il ne fait que se retenir parce qu’il étudie dans ce cas précis la problématique du sujet conscient en groupe et de son rapport à ses décisions opérantes et dépendantes du Moi.

Qui, d’ailleurs, irait dire le contraire ?

Mais nous allons voir qu’avec ses « trois propositions sur le rêve » p170 René Kaes s’aventure encore un peu plus loin :

« La première est celle d’un espace onirique commun et partagé. Il n’est pas inutile de rappeler que cet espace est originellement structuré par la capacité onirique d’un autre – la mère, et de plus d’un autre- le groupe familial ou la communauté, et que cette capacité est un facteur essentiel dans la fabrication du rêve et dans le développement de ses fonctions chez le bébé. Le groupe familial est le premier berceau onirique du nouveau né.( …)

La deuxième proposition soutient l’idée que, à coté de l’ombilic du rêve qui plonge dans le mycélium corporel, il est utile d’admettre un second ombilic de l’activité onirique, qui plonge dans le mycélium intersubjectif.(…)

La troisième proposition introduit le concept de polyphonie du rêve. Ce concept décrit comment le rêve est travaillé par et dans une multiplicité d’espaces et de temps, d’images et de voix. Il intègre l’idée d’un espace onirique pluriel, commun et partagé (…)
L’hypothèse de la polyphonie du rêve nous conduit dans une fabrique de rêves, où plusieurs espaces oniriques s’interpénètrent, où plusieurs rêveurs se font signes et se font entendre de plusieurs rêveurs , de plusieurs auditeurs, internes et externes. »

Le « Mycélium intersubjectif », comme cela est bien dit, la « polyphonie du rêve », comme cela chante dans nos cœurs mais malgré tout notre contentement et notre satisfaction à de telles retrouvailles poétiques on finit par se poser quand même une question entêtante en refermant son livre.

Pourquoi le sage Kaes qui cite souvent ses sources inspiratrices et ses références les plus éclectiques à toutes les pages de son « singulier-pluriel » ne parle-t-il jamais de Jung.
Ne l’aurait-il pas lu ? En tout cas Jung n’apparaît nulle part dans sa bibliographie qui comporte quand même pas moins de 80 références aussi diverses que BAKTINE , WINNICOTT, BION, E.MORIN, ou le célèbre J. LAPLANCHE ancien vigneron et marchand de vins à POMMARD. Bon, même si KAES se cite, on est jamais mieux servi que par soi-même, 20 fois sur les 80. Il reste que JUNG n’apparaît pas une seule fois dans les 60 autres auteurs.

Alors : Pas lu ?, pas vu ?, pas pris ?

Ou plutôt si ; Disons les choses autrement. C’est encore pire que ce que l’on croit. Il n’est fait allusion qu’une seule et unique fois à JUNG dans ce livre : à la page 205 et ce n’est pas du tout pour élaborer quelque chose de l’opposition entre Freud et Jung sur le « Mycélium intersubjectif » par exemple, mais bien uniquement pour parler historiquement, je le cite encore : « des ressorts de l’identification de Freud à Fliess, à Jung, et à Ferenczi, soutenue par l’amour homosexuel et refoulée dans la rivalité fraternelle, est aussi celui de toute les projections paranoïaques dont Freud, pour essayer de s’en dégager, fera la théorie. »
C’est encore plus troublant cette seule forme de référence, ce sacré Kaes finalement il a bien l’air d’en connaître un rayon sur cette affaire. A mon humble avis certainement même encore plus que moi. Va même jusqu’à dénoncer la petite histoire de Jung et de S.Spielrein, en appelant Freud à témoin.
Alors après ça on est un peu refroidit, on ne comprends pas pourquoi KAES, comme j’ai essayé de vous le démontrer joue l’ignorant. S’approprie aussi sans doute inconsciemment, le jargon des voisins :
p178/
« Dans les groupes comme dans la cure, il nous faut garder à l’esprit ce que Freud disait de l’interprétation : elle est infinie, puisqu’en dernière analyse, l’irréductible ombilic du rêve demeure dans l’ombre et met en échec une interprétation exhaustive du rêve. »

ou encore p.162
« La problématique dans laquelle s’inscrit la nécessité interne de la fonction phorique est celle du sujet de l’inconscient en tant qu’il est sujet du groupe. C’est aussi celle de la personne, au sens de la persona : le masque à travers lequel on parle. »

Se défend même quelquefois : p.222

« Les alliances inconscientes se situent aux points de nouages des rapports refoulés qu’entretiennent les sujets singuliers et les ensembles, à cette conjonction qui n’est pas celle du collectif, mais de l’intersubjectivité. »

Qui n’est pas celle du collectif, qui n’est pas celle du collectif, mais Mr KAES on aimerait bien savoir la suite, quelle est donc cette différence essentielle que vous souhaitez introduire entre cet ensemble contenant de l’intersubjectivité et l’inconscient collectif. Ou bien je vous en supplie dîtes- nous ce que vous entendez, vous, par ce « collectif » qui se doit d’être si différent du nôtre…

La question restera sans réponse nous ne saurons donc pas à quel collectif Kaes fait référence dans son opposition. D’autant plus que sans fournir de dissertation supplémentaire sur cette question fondamentale il termine son propos par une définition qui à mon avis contredit la première ou en tout cas la fait apparaître comme tout à fait secondaire :

« Cette topique plurielle nous incite à penser que l’inconscient n’est pas tout entier contenu dans les limites de l’espace psychique individuel. Il n’est pas tout entier localisable dans la première ni la seconde topique de la métapsychologie freudienne. L’espace psychique du lien et celui des ensembles sont des autres lieux de l’inconscient. Les concepts d’ectopisme et de polytropisme pourraient rendre compte de cette métapsychologie des lieux de la psyché. »

Nous pourrions quant à nous recommencer nos vilaines questions, ectopisme, polymorphisme, et pourtant pas « collectif » ?

Allez j’arrête d’autant plus que cette élégante mise au point formelle rejoint d’ailleurs sur le fond une très intéressante note en bas de la page 208 qui précise :

« Le transfert et le contre-transfert ne consistent pas seulement dans les termes d’opération de délestage ou de charge des investissements dans la psyché d’un autre, d’une extension topique qui au dehors serait le réceptacle de l’irreprésentable du dedans, la délégation de traitement des représentations non refoulés à un autre. A cette perspective il conviendrait sans doute de substituer la problématique d’une résonance et d’une interférence des topiques, avec des espaces communs et des dispositifs intersubjectifs de gestion des économies et des dynamiques psychiques. »

Voilà, j’en ai fini de ce que je voulais vous dire de ma lecture forçée sur ce « singulier-pluriel » encore merci à Maryse de m’avoir remis au travail, mais je voudrai lui dire aussi comme à vous tous qu’en venant vous voir aujourd’hui j’étais allé voir l’exposition GIACCOMETTI à BEAUBOURG et je suis tombé sur une petite vitrine ou était disposé son Manuscrit préparatoire pour le texte « Un aveugle avance dans la nuit » publié dans la revue XXéme siècle en Janvier 1962.

On pouvait y lire ceci , (qui confortait ma difficulté avec la recherche théorique psychanalytique, et me faisait penser aussi aux constructions éphémères de châteaux de sable sur la plage évoqués par notre collègue Claire DORLY ) et qui me servira de première conclusion :

« Un aveugle avance la main dans le vide; Les jours passent et je m’illusionne d’attraper, d’arrêter ce qui fuit, il n’y a rien à faire, je relis ce que vous avez écrit sur notre conversation de l’autre jour, les mots dits se perdent, toutes les questions, toutes les réponses s’annulent. »

Mais je ne voudrai pas finir sur cette méditation si mélancolique, alors j’ai relu le dernier entretien qu’a eu KAES avec son vieil ami DIDIER ANZIEU.

Celui-ci lui confiait comme précieux héritage quelques jours avant sa mort :

Didier Anzieu :

« Je vais te répondre pour la recherche psychanalytique […]. Deux points sont importants :
Se réapproprier les concepts et les démarches déjà trouvés par quelqu’un d’autre est une nécessité, peut-être en général, en tout cas pour la formation de l’analyse. C’est comme l’objet transitionnel, il est donné là comme ça par l’entourage, et il faut le faire sien, il faut le prendre comme si on l’avait créé, c’est cela devenir analyste, c’est recréer la connaissance de l’inconscient en s’appuyant sur ces concepts ; un analyste qui appliquerait de façon purement mécanique — hélas, ça se trouve — les préceptes et les concepts freudiens et post-freudiens ferait un travail purement obsessionnel, intellectuel, et avec très peu de chance d’opérer une mutation du patient.
Aucun d’entre nous, analystes, n’est au clair en ce qui concerne tout l’inconscient ; l’expression « tout l’inconscient » me semble même devoir être sérieusement mise en cause et discutée. Notre analyse, nos ré-analyses personnelles, laissent un ombilic, un inconnu, une impuissance, une angoisse, un vide qui est à reprendre et à élaborer à l’occasion du travail que l’on fait comme analyste -et non plus comme analysant- : c’est alors un facteur de découvertes à la fois personnelles et éventuellement universelles. C’est pourquoi cela m’avait intéressé de voir comment Freud avait fait cette découverte, comment Melanie Klein était devenue Melanie Klein, et comment Bion -à travers Beckett- était devenu Bion ; et comment moi-même Didier Anzieu – je suis devenu à travers les problèmes liés à mon enveloppe psychique le créateur du « Moi-Peau ». Je veux dire que la découverte analytique est une forme d’auto-analyse succédant à une psychanalyse forcément non finie, indéfinie. »