Petit Journal n°21

Editorial

Le Petit Journal se confirme décidément comme une mine de commentaires et d’informations, toutes plus riches et attrayantes les une que les autres, donnant envie de parcourir la planète sur les courants jungiens.
En France, les interventions de nos collègues membres de la SFPA ne manquent pas non plus, élargissant la part prise par notre Société dans des formations continues diverses à visées thérapeutiques.
À la SFPA , un bilan nuancé de la participation des étudiants et des membres au deuxième week-end du XXIIIe séminaire des thérapeutes d’enfant nous est proposé, ceci malgré la qualité des intervenants. Des solutions nouvelles sont à rechercher, dans une démarche inter-active, la même que celle qui conduit les élus et les didacticiens à promouvoir des modes d’organisation nouveaux. La réforme en cours atteindra un palier notable en juin, avec le vote pour la participation au futur Comité d’Admission. Plusieurs élus quitteront également leur poste au Comité de Direction et au Conseil de Présidence, favorisant une rotation des membres prenant des responsabilités. Si tous ces postes sont pourvus, ce que je ne peux que souhaiter, la nouvelle équipe d’élus bénéficiera des mises en route institutionnelles actuelles, et pourra mettre au devant de la scène les contenus scientifiques plutôt que les contenus institutionnels indispensables à traiter depuis deux ans.
Souhaitons que les forces de renouvellement du Printemps nous insufflent l’énergie nécessaire pour accepter et promouvoir le changement en cours.
Ainsi le mythe des psychanalystes jungiens français se perpétuera…

Viviane Jullien-Palletier   


Un monde de Rêves à New York

Il ne neige plus ce jour-là sur New York, mais un vent glacial souffle sur Manhattan. Je me dirige à l’angle de la 7th av et de la 17th st. vers le au Rubin Museum of Art où la C. G. Jung Fondation co-sponsorise une série de films dans le cadre de ce que les organisateurs du musée appellent « Lunch Matters » que l’on peut traduire approximativement par « Les repas sont importants ». Chaque film est suivi d’un débat animé par un psychanalyste. Cela a lieu chaque mercredi de février. Le cycle s’intitule : « The Wisdom of the Dream », celui auquel j’assiste ce jour-là est animé par Morgan Stebbins ( MDiv, LMSW), analyste jungien de New York, membre de la Jung fondation, enseignant tour à tour à Berkeley et à Columbia en Californie. Il s’appelle : « A World of Dreams ». On y découvre tour à tour des interviews de Jung, Aniela Jaffé, Jane Wheelwright, James Hillman, Adolf Guggenbühl-Craig, Dora Kalff et de bien d’autres que je n’ai hélas pas reconnus pour pouvoir les citer ici. Les premières images faisant un court portrait de Jung sont prise à Eranos à Ascona (j’ai reconnu la table ronde au bord du lac…). Il y est question entre autres des archétypes, de l’anima et de l’animus et pour cela des extraits du film Noctorious d’Hitchcock explorent chacune de ces facettes intrapsychiques via Ingrid Bergman et Gary Grant. Le film se poursuit en abordant, toujours sous l’angle de la théorie Jungienne, des thèmes aussi variés que les Alcooliques Anonymes, l’architecture des grandes métropoles, les « healing nightmares » (cauchemars qui soignent) des vétérans du Vietnam, la vieillesse, l’importance du jeu pour la créativité de la psyché, etc…
A la fin de la projection, Morgan Stebbins invite le public à s’exprimer. Un feu nourri de questions fuse des quatre coins de la salle (pleine) : « Qu’en est-il de l’anima pour des homosexuels ? », « quel est le danger pour une actrice comme Marilyn Monroe d’être le support d’une projection de l’archétype de la déesse ? », « pourquoi les alcooliques cherchent du sens et du religieux ? », « les concepts Jungiens sont-ils abordés et pensés différemment par la nouvelle génération des psychanalystes ? ». Les réponses de Morgan Stebbins sont claires, attentives, respectueuses et parfois pleines d’humour.
Quand je vais me présenter à la fin, il me dit en parlant de la rencontre de Capetown : « Ah, the French delegation were always so well dressed and elegant… », un monde de rêves ?

Votre correspondante à NY pour Le Petit Journal,

Françoise Bruley


 

Retour du refoulé

Certains auront remarqué que pendant une dizaine de jours, notre site Internet était inaccessible. Panne ? Non point. Censure tout simplement. En effet, notre très respectable hébergeur suisse Nexlink ayant repéré des mots compromettants comme sexe, pénis, ou autres noms d’oiseaux, sur certaines de nos pages, nous avons été suspectés d’être un site pornographique et censurés sine die sans autre forme de procès. Accuser les jungiens, même français…, de pornographie est tout de même assez cocasse, nous dont la réputation de « mystiques » n’est toujours pas dissipée dans les milieux psychanalytiquement bien pensants. Par où va passer le retour du refoulé tout de même ! Ça y est, le site re-fonctionne.

Viviane Thibaudier   


Nouvelles brèves

• Christian Gaillard participera au colloque annuel de la revue Anima sur le thème « Perdita e ricerca del centro », le dimanche 20 avril, à Florence, Villa Bardini, avec une communication intitulée « Dentro e attorno ».

• L’association jungienne de psychanalyse Midi-Pyrénées organise un cycle de conférences à Toulouse, sur le thème : Le processus de transformation. Film, rêve, fiction… Avec la participation de Brigitte Allain-Dupré (4 avril), Henri de Vathaire (30 mai) et Bruno Pignide (13 juin). Pour plus d’informations, voir le site France Jung : http://www.jung.asso.fr

• Christian Gaillard est intervenu le 8 mars 2008 au Monte Verità, à Ascona, lors du colloque « Società a bassa energia e potere – non società a basso prezzo », avec une communication intitulée Pouvoir, dépossession et devenir en psychanalyse et dans les mouvements de création d’aujourd’hui.

Livres à paraître

• Le manuscrit du Dictionnaire Jung sera remis fin avril aux éditions Ellipses qui en avaient passé commande après le succès du petit Vocabulaire. De 230 pages, et comprenant 74 entrées – au lieu des 46 du Vocabulaire – ce Dictionnaire Jung sera publié en juin ou septembre 2008.

• L’éveil de la conscience de Luigi Aurigemma paraîtra en septembre aux éditions de l’Herne (Essais et philosophie),en même temps qu’en Italie, chez Boringhieri.


Aux Cahiers, le 26 janvier

Fin janvier, la Journée des Cahiers Jungiens de Psychanalyse a été un succès. Par son thème Les portes de la sensation elle clôturait en point d’orgue quatre numéros de la revue consacrés aux sensorialités. Hélène Sallez nous a introduits dans le monde de l’haptonomie et a captivé l’auditoire ; Nathalie Dominguez a attiré notre attention sur les phénomènes sensoriels en séance, des plus subtils au plus intempestifs. Le « transport des sens » de Flore Delapalme montrait une approche originale du transfert prenant largement en compte les sensations ; Anne-Claude Jacob, en psychomotricienne, décodait pour nous le langage du corps et ses avatars. J’animais la discussion du matin et Claire Dorly celle de l’après-midi, une discussion des plus plaisantes. Le public nombreux a apprécié la diversité des styles et l’implication très personnelle de chaque intervenant. Un climat décontracté a permis non seulement des questions et commentaires, mais aussi des témoignages, fort intéressants. Cette disponibilité aux messages sensoriels interroge nos théories, bouscule nos pratiques, on ne le fera jamais assez.

Bernadette Vandenbroucke   


Les débats du Saulchoir

Samedi 15 mars 2008, au Saulchoir (centre culturel des Dominicains à Paris), Aimé Agnel a présenté, sur le thème « La dimension religieuse dans la rupture entre Freud et Jung », une lecture jungienne de Malaise dans la Culture de Freud, dont Jean-François Noël, prêtre et psychanalyste freudien, avait auparavant proposé une analyse critique très personnelle. Le débat qui a suivi a été de grande qualité. Le public régulier des conférences du Saulchoir étant engagé depuis deux ans dans une réflexion approfondie sur les relations entre psychanalyse et religion. On peut consulter les deux interventions sur le site du Saulchoir : http//www.centre-saulchoir.org.

Juliette Vieljeux


British Outsider Art

La Halle St-Pierre vient d’inaugurer une très belle exposition d’Outsider Art britannique, autrement dit d’Art brut made in Great Britain. Première exposition entièrement consacrée à la création artistique hors des systèmes « officiels » britanniques, on y trouve des œuvres issues, pour beaucoup d’entre elles, des archives de la collection du plus ancien des hôpitaux psychiatriques, le Bethlem Royal Hospital fondé en 1247 mais aussi de différentes galeries spécialisées en la matière.
Œuvres de visionnaires, mystiques, schizophrènes, paranoïaques, maniaco-dépressifs ou simplement d’originaux, les tableaux exposés suscitent des émotions parfois poignantes et la beauté saisissante qui en émane ne cesse d’interroger sur l’intensité de la vie inconsciente et les images qu’elle peut parfois produire à notre insu et qui, ici, nous sont livrées « brutes ». Jung nous a appris comment y tourner un regard attentif. Parallèlement, une autre belle exposition « l’éloge du dessin » complète très bien l’esprit de la première. C’est jusqu’au mois d’août, mais courez-y vite avant d’oublier.

Viviane Thibaudier


Invitation à diffuser : Journée d’études jungiennes – 24 mai
La souffrance a-t-elle un sens ?

Cette journée s’adresse aux psychothérapeutes et praticiens de la relation intéressés par l’approfondissement théorique et clinique de leur pratique dans une orientation jungienne. Elle n’est pas ouverte aux membres ni aux étudiants.
Construite autour de deux exposés, de travail en petits groupes et de discussions en commun, elle laissera une grande place aux échanges et au travail clinique.
Vous trouverez le programme complet sur notre site.


La psychose

Le 8 décembre 2007, dans le cadre du séminaire d’approfondissement du CEFRI sur la psychose se sont réunies devant un public réactif et intéressé, Chantal Lheureux-Davidse, maître de conférence en psychopathologie à l’Université Paris VII, Lina Balestrière, Psychanalyste de la Société belge de psychanalyse travaillant à l’Université de Louvain, Michel Cazenave et moi-même. C. Lheureux-Davidse a présenté son travail avec des enfants autistes en s’appuyant sur la lecture d’Henri Corbin avec les trois mondes : intelligible, imaginal et sensible. L’autisme correspondrait à une difficulté à passer de l’imaginal au sensible, il y aurait un évitement du sensible avec expériences catastrophiques précoces et fixations. L’accordage serait la recherche active des équivalents sensoriels, de ce qui se passe dans le regard, comme une métaphore de la relation humaine en direct avec des effets de résonance, de pensées créatives, des moments de partage émerveillés. Lina Balestrière a parlé de trois moments transférentiels clés qui l’ont faite vaciller et où la sensorialité prend la place centrale dans la constitution psychique et dans la constitution de la représentation. J’ai parlé de l’évolution des concepts de complexes, de dissociation, de psychose pour Jung en le reliant à l’histoire clinique de Lilas. La discussion fut animée et très intéressante sur les différentes façons de travailler et de penser sur la thérapie des patients psychotiques.

Sylvie Rouquette.


Voyage au sein du fraternel

Le « fraternel » est maintenant « dans l’air du temps ». Il est en réalité d’actualité depuis le début du XXème siècle : deux guerres mondiales et de multiples conflits ont exterminé les pères et les hommes susceptibles de le devenir, créant un monde sans pères régi de ce fait par des lois du fraternel. Plus encore, il est constitutif de l’humanité depuis son origine ; Caïn et Abel en témoignent.
J’ai des souvenirs, encore un peu difficiles, de la manière dont mon mémoire – qu’il fallait certes approfondir – présenté à la SFPA en 2000, a été rejeté. Son sujet : le fraternel et les processus inconscients au sein du groupe. Il fallait attendre le moment juste, « Kaïros », à la fois pour ma maturation et pour que le groupe de la SFPA soit prêt à dialoguer autour de ce thème, jugé « hors du champ psychanalytique » jusque-là.
Il est vrai par ailleurs que des travaux se sont fait jour depuis, des publications ont émergé, des congrès et réunions ont été organisés. Après que Freud, Jung et leurs héritiers ont largement exploré la verticalité de la relation parentale, notre génération investigue la relation fraternelle horizontale dont l’importance n’est pas moindre. Je suis heureuse que notre société soit potentiellement disponible pour cette recherche pleine d’avenir.

Lisbeth von Benedek   


Pour un nouveau souffle

En janvier, ce deuxième week end du XXIII° séminaire des thérapeutes d’enfant consacré au fraternel était à la fois intéressant et désolant. Intéressant par la qualité des communications, celles d’Isabelle Millot, Olivier Cametz, Béatrice Salone et Cyrille Bonamy, celui-ci assurant aussi l’organisation et l’animation. Désolant devant le constat de l’écart entre la qualité des présentations et le nombre restreint de participants à ces journées.
Bien sûr nous nous sommes interrogées sur cet état de fait, qui ne date pas seulement de cette année, et avons envisagé toutes sortes d’explications, des plus extérieures aux plus personnelles. Prenant en compte certaines de ces raisons et pour améliorer les choses, nous avons, lors de la discussion clôturant cette rencontre de janvier, convenu de modifier la préparation des séminaires et de susciter, en amont des journées du séminaire, un travail de recherche sur le thème.
Si nous voulons que ce groupe soit vivant et créatif, cela suppose que chaque membre se sente concerné par le partage de l’expérience clinique — depuis des années le plus souvent, en institution ou en cabinet — et le partage d’une réflexion commune. La recherche peut-devrait-doit être notre affaire à tous.
Les membres présents ont majoritairement préféré continuer sur le mode de deux week-ends dans l’année, qui permet un travail plus approfondi. Les dates du XXIV° séminaire sont les 20-21 septembre 2008 et 4-5 avril 2009. Le thème est : Violences : imagination et mises en acte. La responsable de l’organisation de ces journées est Sylvie Rouquette. (rouquette.sylvie@wanadoo.fr)
Nous faisons appel à chacun pour transmettre son point de vue sur le thème du séminaire prochain, des propositions de communications et/ou de travail en commun, des articulations théorico-cliniques qui mériteraient d’être travaillées, des références d’articles et d’ouvrages jungiens.
N’hésitez pas à nous contacter par courriel, voie postale, téléphone.
A bientôt, nous l’espèrons, de vous lire, vous écouter ou vous rencontrer.

Bernadette Vandenbroucke et Claire Dorly (institut@cgjungfrance.com )


Nouvelles de la médiathèque SFPA

La création d’une importante médiathèque jungienne de France commence à prendre forme. Ceci fait partie intégrante d’un désir de faciliter et de promouvoir la recherche en psychologie analytique des membres de la SFPA et des étudiants de l’Institut en créant et en développant un véritable outil associant un catalogue interactif et éventuellement la création d’une base de données avec d’autres sociétés jungiennes. La médiathèque va être accessible à tous chercheurs en psychologie analytique mais avec une petite participation pour les personnes en dehors de la SFPA.
Une confortable et accueillante salle de lecture est en voie d’installation. Un ordinateur mural avec imprimante couleur va être installé prochainement afin de pouvoir consulter le catalogue, faire des recherches sur l’Internet, imprimer des articles. Une photocopieuse sera disponible pour des références qui ne peuvent être consultées que sur place.
Un catalogue interactif est en train d’être négocié. Ce catalogue va être installé sur notre site Internet afin de permettre l’utilisation   des   données,   non pas seulement sur place mais n’importe où en France et ailleurs dans le monde. Il sera possible, entre autres choses, de faire des recherches à partir de mots clés, de trouver des recensions sur des livres et articles, DVD, CD… Ces recensions seront disponibles en français pour ceux qui n’ont pas accès aux langues étrangères (la plupart des références étant en anglais, allemand, italien…). Par ailleurs, les membres, membres associés ainsi que les étudiants de l’Institut C.G. Jung vont avoir la possibilité de commander des ouvrages par téléphone ou mail contre des frais de port, ouvrant notre fonds à tous ceux qui ne peuvent pas se déplacer.
Ce catalogue interactif va être disponible sous la rubrique « mediathèque » sur le site Internet de la SFPA (http://www.cgjungfrance.com). Enfin, nous projetons d’y afficher les acquisitions récentes ainsi que leurs recensions, d’y laisser une place pour les commentaires des lecteurs de livres, les suggestions d’acquisitions… Notre politique d’achat est d’acquérir tous les ouvrages qui sortent en psychologie analytique et de combler ainsi nos lacunes.
Sylvie Doneyan a été embauchée comme médiathèquaire pour 6 heures par semaine ainsi que les samedis des séminaires et week-end de l’institut. Elle pourra former les chercheurs dans l’utilisation de l’ordinateur, le catalogue… même par téléphone. Elle dit que si les chercheurs sont sympathiques, elle peut même leur proposer un café !
De plus, nous projetons d’organiser des ventes de livres d’occasion de temps en temps ainsi que des soirées avec des auteurs intéressants.
Je vous tiendrai au courant des prochains développements.
Pour le Comité Administration

Joseph David Shesko, responsable de la médiathèque


BIBLIOTHÈQUE

Heures d’ouverture :
Jeudis de 16h à 19h
(à l’exception du jeudi 24 avril)

Samedis de l’Institut de 11h à 14h
(29 mars – 17 mai – 28 juin)

bibliotheque@cgjungfrance.com

Venez nombreux !


Stage

Vous l’ignorez sans doute, mais j’ai, entre autres, une formation de bibliothécaire.
Au fil des années, je me suis occupée de la bibliothèque de la SFPA, passant, par exemple, des fiches bristol au catalogue sur base de données. Beaucoup de temps passé à travailler seule et sur mes acquis datant d’études terminées en 1983…
Le Comité de direction vient de me donner l’opportunité de rafraîchir mes connaissances en finançant un stage de gestion de bibliothèque. J’en reviens ravie sur tous les plans : d’abord, cela m’a fait du bien de découvrir que j’avais des collègues — cela peut sembler évident, mais je n’y songeais pas ! — dans des domaines variés comme l’art contemporain, le théâtre, un Comité d’entreprise, etc. Ensuite, j’ai eu connaissance d’informations sur les récents logiciels de gestion, l’importance de travailler en partenariat avec d’autres bibliothèques, l’accès gratuit aux fiches de la BNF, et bien d’autres choses…
J’ajoute que je suis très satisfaite de la qualité de ce stage de l’Association des Bibliothécaires spécialisés (accueil, ambiance, enseignement).
Il est extrêmement bénéfique, surtout lorsqu’on travaille seul, d’avoir des contacts avec d’autres professionnels, et de se tenir informé des nouvelles technologies, qui changent si vite !

Sylvie Doneyan.

Mars 2008