Petit Journal n°20

Editorial

Il s’impose ici d’impartir félicitations et encouragements aux membres de la Sfpa pour leurs engagements dans des travaux divers en Europe ou dans le monde.
Les articles de ce Petit Journal montrent à quel point la recherche et l’affirmation de notre spécificité jungienne vont de pair avec l’ouverture vers d’autres approches psychanalytiques.
Au Cap, à Berlin, à Oxford comme en Italie, la présence participative de nos collègues français fut réjouissante et appréciée.
Le rappel de l’histoire de notre Société trouve sa place à travers le souvenir de deux anciens partenaires éminents, Luigi Aurigemma et Jean Clausse, dans un mouvement perpétuel entre les enseignements venant du passé et la prospective psychique, combinés dans la dynamique du présent.
Au sein de la Sfpa, cette année 2006-2007 a été peu marquée par l’ouverture vers des apports extérieurs au cours des séminaires. La tâche, lourde en temps et énergie, consacrée au renouvellement de notre fonctionnement institutionnel a absorbé notre capacité d’innovation en ce domaine. Cependant, nous sommes en lien avec des collègues d’autres courants psychanalytiques qui sont prêts à nous rencontrer et à échanger avec nous. Si l’année 2007-2008 ressemble à la précédente afin de finaliser une base suffisante de changement institutionnel, espérons sur l’allègement des temps suivants.

Viviane Jullien-Palletier

XVII International Congress for Analytical Psychology
IAAP Cape Town 12-17 August 2007

Passées la fatigue d’un long voyage en classe économique et les difficultés d’adaptation à la conduite automobile à gauche, j’ai beaucoup aimé l’Afrique du Sud, pour le peu que j’en ai vu, c’est-à-dire essentiellement la ville du Cap et ses environs ; les personnes aussi : autant les collègues sud-africains avec lesquels j’ai pu avoir l’occasion de bavarder, que les gens croisés au hasard de mes promenades, les vendeurs d’artisanat zoulou…
J’ai aimé au point que j’ai très envie d’y faire un nouveau voyage.
Ce pays qui compte onze langues officielles est bien sûr très marqué par les conséquences de l’apartheid dont il sera beaucoup question tout au long de ce congrès, sans doute moins académique et plus orienté que d’autres en direction des problèmes de communication humaine qui débordent la seule clinique psycho-pathologique.
Avec plus de 500 participants et quelques 43 nationalités représentées, les conférences, pour leur grande majorité, ont eu lieu en langue anglaise, et malheureusement la traduction simultanée en français était de si mauvaise qualité qu’il valait mieux s’en passer ! Les francophones ont tout de même eu la chance d’écouter deux conférences dans leur langue :

 un atelier sur l’art préhistorique — dont est riche l’Afrique du Sud — autour du paléo-anthropologue David Lewis Williams, enseignant à l’université de Witwatersrand de Johannesbourg, pour les contributions en français d’Alain Gibeault (SPP) et de Christian Gaillard : mystère des peintures rupestres ; pourquoi des animaux, pourquoi ces animaux et non d’autres, avec tant de précision, et pourquoi si peu d’humains ou bien alors avec des têtes d’animaux ?

 l’exposé en séance plénière, de François Martin-Vallas, À propos de la Chimère transférentielle très apprécié et beaucoup complimenté.
J’ai entendu de nombreuses personnes témoigner que ce congrès était un des meilleurs, voire même le meilleur auquel il leur avait été donné d’assister.
Concernant l’institutionnel nous avons assisté à l’émouvante passation de pouvoirs de Christian Gaillard à Hester Solomon.
Le résultat des élections est le suivant :

 Hester Solomon (Londres) : Présidente,

 Jo Cambray (Massachussets) : Vice President elect,

 Tom Kelly (Quebec) : Vice Président,

 Jörg Rasche (Berlin) : Vice Président.
Enfin Christian Gaillard devient membre du Comité d’Éthique, et François Martin-Vallas membre du Comité de Programme en vue du prochain congrès de Montréal en 2010.

François Mémier 


Les thérapeutes d’enfants au Congrès du Cap

Les thérapeutes d’enfants se sont retrouvés au Cap lors d’un déjeuner le mardi 14 août. Ils ont évoqué à cette occasion les travaux du Workshop International auquel participent activement nos collègues Brigitte Allain-Dupré, Cyrille Bonamy et Bernadette Vandenbroucke.
Notre collègue italienne Caterina Vezzoli a présenté lors d’une séance de l’après-midi une communication fruit du travail d’un groupe réunissant des collègues italiens et nos collègues Brigitte Allain-Dupré et Bernadette Vandenbroucke. Le titre de cette présentation est L’enfant est-il un monstre ou est-il doté d’un sens de l’éthique inné ? Un thème de travail tout à fait passionnant qui aura des prolongements, espérons-le.
Comme lors des précédents congrès de l’IAAP, la contribution des thérapeutes d’enfants à la réflexion théorique et clinique s’est avérée créative et stimulante.

Claire Dorly     


Nouvelles brèves

• L’Herne publiera en janvier prochain un recueil de textes de Luigi Aurigemma intitulé L’éveil de la conscience.

• C. Gaillard, qui a quitté cet été ses fonctions de professeur à l’ENSBA, a donné le 20 septembre, une journée de cours à Sainte-Anne, dans le cadre du DU Art et Thérapie de l’Université René Descartes (Paris V), sur le thème La représentation, dynamique et objet, dans la pratique psychanalytique et dans les arts.

• La prochaine journée du Graepaj aura lieu le samedi 24/11/2007 à Grenoble,sur le thème : L’image dans la psychanalyse jungienne. Avec Martine Gallard, Aimé Agnel et Cécile Gagnon.
Pour tous renseignements : graepaj@jung.asso.fr

• La Fondazione Federico Fellini a organisé un colloque auquel a participé C. Gaillard à Rimini les 9 et 10 novembre à l’occasion de la publication du Libro dei sogni — un livre, jusqu’ici inédit, où le cinéaste a transcrit et dessiné ses rêves, au cours notamment de son analyse avec le professeur Ernst Bernhard, le fondateur du mouvement jungien en Italie.

• Le lundi 10 décembre, C. Gaillard présentera au Palais du Luxembourg une communication sous le titre « Mythe et histoire après Freud et Jung » lors du colloque organisé par le CIRET (Centre de Recherches et d’Etudes Transdisciplinaires) sur le thème Regards transdisciplinaires sur la conscience et l’inconscient.

• Viviane Thibaudier vient de publier dans la revue américaine Spring n° 78 de novembre 2007 Politics and the American Soul un article intitulé « The French and the Revolution Syndrome » (Les Français et le syndrome de la révolution).


Livres

• La correspondance de Jung avec le pasteur White vient de paraître chez Routledge.

• Les Éditions de l’Harmattan ont réédité en fac-similé des livres épuisés depuis longtemps. En particulier on peut y trouver des œuvres d’auteurs que Jung cite souvent, comme Pierre Janet, Wilhelm Wundt ou Morton Prince.
Voir le site : http://www.editions-harmattan.fr

•  Le livre de Marie-Laure Colonna : L’ Aventure du couple aujourd’hui vient de paraître chez Dervy, avec une introduction de Michel Cazenave. L’auteur, en explorant aussi loin qu’elle le peut la bisexualité psychique qui est celle de tout humain, tente d’en évaluer les processus et les vraies conséquences, tout autant dans notre relation à l’autre ( filiale, amoureuse, parentale, professionnelle, amicale, etc. ) que dans l’expérience de ce couple symbolique qui se forme au cours d’une analyse.

• Le livre passionnant de Deirdre Bair, Jung, une biographie, édité chez Flammarion, est sorti en librairie le 9 novembre.
« Dans ce beau récit des faits les plus significatifs de sa vie, Deirdre Bair nous a donné une excellente biographie de C. G. Jung. Elle nous fournit également une base renouvelée et bienvenue pour aller plus avant dans la compréhension de son génie, comme dans les rencontres controversées qu’il fit avec les événements de son temps, c’est-à-dire, ces zones dans lesquelles Jung a fortement influencé la société dans laquelle il vivait, de même que, de manière si surprenante et dramatique, elle l’a influencé. »
Dr. Joseph Henderson, Ancien Président du C.G. Jung Institute de San Francisco.


Ethique et formation

Du 11 au 14 octobre dernier, s’est tenue en Sardaigne une rencontre organisée par le CIPA, sur le thème de l’éthique et de la formation en présence d’analystes venus de six pays différents. Hester Solomon, de Londres, l’actuelle présidente de l’IAAP, y a parlé de L’origine de l’attitude éthique dans la formation et la pratique analytiques, attitude qui selon elle est inhérente à la pratique analytique en tant qu’elle est au cœur même de notre humanité. B. Allain-Dupré avec Ethique et vie institutionnelle a abordé les problèmes importants que pose de facto pour l’analysant en formation la rupture du cadre intime de l’analyse et les nombreuses crises que cette situation, généralement déniée, ne manque pas de provoquer dans l’institution. Quant à Liliana Wahba de Sao Paulo, avec Eros et pouvoir : une question de cœur, elle a surtout insisté sur la perversion narcissique et les ravages de la séduction et de la manipulation, insidieuses car souvent inconscientes, qu’exercent les analystes sur leurs analysants, les plus séduits devenant ceux qui vont s’engager dans la formation ce qui prive les futurs analystes d’un apprentissage qui vient du cœur. Le travail en petits groupes a permis une réflexion très créative des participants qui a débouché sur des perspectives intéressantes pour la prochaine rencontre.

Viviane Thibaudier   


A la mémoire de deux amis disparus

Pour ceux qui ne les ont pas ou mal connus, je veux rendre hommage à deux personnalités qui viennent de nous quitter et qui ont joué, chacune à sa manière, un rôle important dans l’histoire de la SFPA. Le didacticien, Luigi Aurigemma, et l’homme à tout faire, pilier des commencements, notre ami Jean Clausse, appartenaient à la préhistoire de la pensée jungienne en France. Ils militaient rue Las Cases dans ce « Groupe d’Études C. G. Jung » qui fit suite au « Club du Gros Caillou », ce groupe de Paris cité par Jung en 1933 comme « poste d’avant-garde » aux côtés de Zurich et de Londres.
La Professeur Luigi Aurigemma, traducteur de la version italienne des « Œuvres complètes de C. G. Jung » qu’il venait de terminer, a fait partie des neuf membres de l’IAAP résidant en France qui ont fondé la SFPA en 1969 autour de Roland Cahen à Paris et de André Arthus à Lyon, aux côtés de Elie Humbert, Alain Le Bars, Emile Rogé, Pierre Solié, Hélène Wiart-Teboul et Ania Teillard. Bien que didacticien de la première heure, Luigi n’a pu, son tour venu, accéder à la présidence de la SFPA, n’ayant jamais renoncé à sa nationalité italienne. Son cœur, comme son exercice, était partagé entre ses deux patries, l’Italie restant la mère. Son approche était fidèle à Marie-Louise Von Franz, avec qui il avait travaillé et à celle de Jung qu’il défendait âprement contre les « dérives freudiennes » qu’il débusquait dans la Société. Ses réflexions étaient surtout axées sur la recherche spirituelle à l’œuvre chez Jung. Luigi Aurigemma écrivait dans la Revue des hautes études où il professait, et nous a donné Perspectives jungiennes(1) et Le signe zodiacal du Scorpion(2). Par ailleurs, tous ceux qui ont travaillé avec lui gardent le souvenir d’un homme profondément bon, humain, particulièrement solide au cours des épreuves de réparation. Enfin, il a aidé, soutenu et accompagné jusqu’à leur fin Ania Teillard et Marie-Louise Von Franz.
Jean Clausse n’était pas que l’époux de la didacticienne Simone Clausse. Il avait fait un bout de chemin avec nous en suivant quelques années la formation de l’Institut ; mais il était surtout la cheville ouvrière de toutes les créations, tout aussi bien du Groupe de la rue Las Cases que de la SFPA naissante. Si les Cahiers sont l’expression de la créativité d’Élie Humbert, Jean Clausse en a porté la lourde logistique pendant des années. Il avait le don de créer des équipes de bénévoles performantes ; c’est pourquoi l’organisation du Congrès de l’IAAP à Paris en 1989 lui fut confiée, avec le succès dont nous gardons le souvenir. C’était enfin un homme d’une grande délicatesse et un ami fidèle. Sa disparition si brutale touche particulièrement ceux d’entre nous qui l’ont connu depuis tant d’années.

Denyse Lyard    
1- Paris : Albin Michel, 1992. (Sciences et symboles).
2- Paris : l’Herne, 2003


Rencontre à Oxford

Une conférence sur la correspondance entre Freud et Jung a eu lieu à Oxford le samedi 29 septembre, à l’occasion du centenaire de leur rencontre. Le matin, deux exposés : James Astor, jungien (SAP) et James Fisher, freudien (BAP). J. Astor a fait des citations précises des lettres où leurs recherches respectives laissent entendre la rupture à venir. J. Fischer a choisi la transmission comme axe de lecture dans la correspondance. Il a pointé la position de chacun, en tenant compte du fait que Freud a déjà une pensée élaborée et que Jung commence à aborder la sienne. L’après midi M. Sandor-Buthaud a exposé le travail d’un groupe de français : L. Bleger (APF), G. Bright (SAP), N. Gougoulis (SPP), et M. Sandor-Buthaud (SFPA), qui s’est réuni pendant 5 ans à Paris autour de Freud et Jung, hors institution. Elle a exposé comment, pendant deux ans, chacun à tour de rôle a présenté des cas cliniques, ce qui a permis une mise en place d’une relation de confiance. Puis le travail a porté sur des textes de Freud et de Jung, en particulier ceux écrits par les deux hommes pendant leur correspondance et au moment de leur rupture. Dans son exposé M. Sandor-Buthaud s’est efforcée de présenter les positions des quatre membres du groupe tout en dégageant son propre axe de travail pendant les cinq ans, qui était de repérer les ressemblances, les divergences et les points de rupture entre la théorie et la pratique freudienne et jungienne. Elle les a fait ressortir à partir des thèmes essentiels tels que libido, transfert, mythe et/ou évènement historique… Les trois autres participants du groupe ont ensuite pris la parole. Outre les idées exposées, ce qui ressortait de la présence et de la participation de leur groupe est une dynamique vivante d’amitié et d’échange dans la confrontation des désaccords.

Leslie de Galbert et Danielle Dumas-Pux


Freudiens et jungiens à Berlin

Ouf, et ce fut un succès ! Le panel à haut risque que j’ai organisé avec Alain Gibeault pour le congrès de la très freudienne et puissante IPA (International Psychoanalytic Association) à Berlin en juillet sur le thème Freud and the Freudians, Jung and the Jungians during the thirties and the nazi regime s’est très bien passé – une salle plus que comble, un auditoire intensément attentif, intervenant volontiers – et sans agressivité aucune, grâce aux communications très documentées, développées sans complaisance ni dénonciation trop facile, et parfaitement assumées, de notre collègue allemand Jörg Rasche, et, du côté freudien, d’un collègue autrichien de l’IPA, Thomas Aichhorn. Les travaux publiés dans les n° 82 et 96 de nos Cahiers à ce propos ont été bien utiles à notre collègue allemand.
Ce panel s’inscrit dans la suite des rencontres de ce type qui a commencé au niveau des congrès internationaux de l’IPA et de l’IAAP en 2003 au congrès de l’IPA à New Orleans, 90 ans après la rupture entre Jung et Freud, s’est poursuivie la même année à notre congrès de Barcelone, puis au congrès de l’IPA à Rio en 2004 et, cette année, à ceux de l’IPA à Berlin et de l’IAAP à Cape Town.
Ces rencontres avec nos collègues freudiens portent sur nos pratiques cliniques et nos repères théoriques respectifs (c’était le cas à New Orleans, à Barcelone et à Rio), sur des moments particulièrement cruciaux de notre histoire commune (c’était le cas à Berlin), ou sur d’autres champs de recherche où nous nous retrouvons, notamment à propos des arts et des processus de création (c’était le cas à Cape Town), toujours autour d’une même ligne directrice : notre attention commune au travail de symbolisation.
Les communications présentées à Berlin sont publiées sur le International Psychoanalysis website. Elles pourraient l’être aussi dans certaines de nos revues.

Christian Gaillard 


  

Psychanalystes, chamanes et guérisseurs

Le panel Freud/Jung que j’ai organisé pour le congrès de Cape Town a été centré sur la communication du paléoanthropologue David Lewis-Williams, largement connu aujourd’hui pour ses thèses sur les rituels chamanique, qui expliqueraient certaines des énigmes des arts de la préhistoire et des Bushmen (San) de l’Afrique australe. Y ont participé, du côté freudien, Sally Weintrobe, de la Société britannique de l’IPA, Alain Gibeault, de la SPP, et du côté jungien Peter Amman, de notre Société suisse, et moi.
Les thèses du Professeur David Lewis-Williams sont d’autant plus attractives et intéressantes à discuter d’un point de vue freudien et d’un point de vue jungien que plusieurs autres séances de travail de ce congrès étaient consacrées à la rencontre, voire au rapprochement, entre analystes et « guérisseurs traditionnels ». Un rapprochement très attendu – pas seulement d’ailleurs dans nos milieux jungiens – et certainement prometteur, mais qui demande à l’évidence à être travaillé de près. Ce travail est en cours.
L’ensemble des communications du congrès de Cape Town sera publié dans les actes de ce congrès par le Daimon Verlag. Celles du panel Freud/Jung pourraient l’être aussi dans certaines de nos revues.

Christian Gaillard   


Groupes en développement

Depuis 4 ans les groupes en developpement d’Ukraine et de Géorgie reçoivent la visite régulière de deux analystes : Marina Conti de Milan et Françoise Caillet.
L’IAAP finançant quatre voyages annuels, il a donc été possible d’organiser des séminaires composés d’exposés théorico-cliniques, pour la plupart d’entre eux, vigoureusement discutés. Ces groupes se réunissent chacun dans leur ville très régulièrement pour étudier les textes de Jung et ses concepts, ce qui, bien sûr, donne lieu à quelques réajustements. Il arrive que dans l’enthousiasme du début on puisse confondre une image de rêve avec un archétype ! Le reste du temps passé, à savoir deux ou trois jours à Kiev puis à Tbilisi, étant consacré à des supervisions de groupe, des supervisions individuelles ou des entretiens personnels.
Le groupe d’Ukraine a beaucoup évolué dans sa composition, perdant des participants qui venaient de Moldavie et de Biélorussie, gardant les deux Moscovites et intégrant des psychiatres et des psychothérapeutes de Kiev.
Ils sont, les uns et les autres, très heureux de ces apports et souhaitent un renforcement de ceux-ci, il nous faut donc chercher des financements pour aller dans le sens de cette amplification.

Françoise Caillet   


Ombre et Transmission : Cahier numéro 127

à paraître en novembre 2008

Nous proposons dans ce cahier d’explorer la place de l’ombre — comprise dans le ou les sens que l’on peut attribuer au concept développé par Jung — dans le champ de la transmission. Ce champ est vaste : transmission familiale, transgénérationnelle, culturelle, artistique, religieuse, idéologique, historique, éducative, formative, etc. La nature même de ce qui est transmissible et transmis est multiple et complexe : transmission de valeurs, transmission de principes, transmission de savoirs et de savoirs-faire, transmission patrimoniale, etc.
L’ombre peut être dans ce qui n’est pas dit ou pas su et qui se trouve néanmoins transmis via l’inconscient ; l’ombre est alors ce qui est refusé, l’insu, ou le dénié, sources potentielles de traumatisme. Mais elle peut être aussi dans ce qui est dit, affirmé et transmis, dans certaines formes d’évidences ; l’ombre est alors dans ce qui ne peut être remis en cause, source d’écrasement, d’éblouissement ou d’aveuglement.
La psychanalyse, l’histoire, le cinéma, la littérature, les arts plastiques, mais aussi le quotidien peuvent être interrogés et venir documenter et enrichir ce questionnement.
Compte tenu des délais réduits dans lesquels ce cahier doit être réalisé (il doit être terminé sur le plan rédactionnel pour fin août 2008), nous vous demandons de nous informer le plus rapidement possible si vous envisagez d’écrire un article. Il s’agit d’un numéro de 120 pages (de 2900 caractères, espaces compris) et la longueur des différents articles pourra varier de quelques pages à 12 pages (un ou deux articles plus longs pourront éventuellement être acceptés).

Dominique Guilbault, Françoise Le Hénand, Laurent Meyer   


Séminaire des Thérapeutes d’Enfants et d’Adolescents.

29 et 30 septembre 2007
Comme chaque année, les thérapeutes d’enfants et d’adolescents de la SFPA ont tenu la première session de leur séminaire les 29 et 30 septembre 2007. Nous avons été 25 à nous retrouver pour travailler sur « le Fraternel ». Selon notre méthode habituelle, un cas clinique, présenté par Arlette Flandina-Corthier, a centré ces journées, étayé ensuite par des communications théoriques en forme de « boite à outils ». Sont intervenus Nicolas Elias, Réflexions cliniques autour de Le frère du précédent de Pontalis, Cyrille Bonamy, Histoire de frères vue par la tradition orale, Claudine Girault : Quelques réflexions sur le « fraternel » en clinique adulte, Marguerite Bosc, Frère et sœur, une absence.
Les discussions se sont déroulées en petits groupes très interractifs. La seconde session sur le même thème se déroulera les 12 et 13 janvier 2008.

Cyrille Bonamy  


 

Rencontre anglo-franco-belge

La rencontre 2008 de notre groupe aura lieu du 30 mai au 1er juin prochain dans le Kent, en Angleterre (proche d’un arrêt Eurostar). Le sujet de travail choisi est Lorsque l’analyste est surpris par lui-même. Nos réunions préparatoires commenceront en janvier, tous les membres et membres associés sont les bienvenus.

Leslie de Galbert   

Novembre 2007