Petit Journal n°19

Editorial

Un vent d’optimisme souffle sur les articles de ce Petit Journal. La reconnaissance de l’œuvre de C. G. Jung progresse. Le monde de la culture cite Jung, l’admire et le suit dans sa vision de la vie psychique et dans l’incitation du sujet à se confronter et à se lier à son propre inconscient. Cette atmosphère favorable met en exergue nos actions culturelles et de formation qui s’inscrivent dans un mouvement international. Si elles restent minoritaires en Europe, les références jungiennes sont partout de plus en plus présentes, amplifiées et soutenues par un large public.
Dans les films américains, il n’est pas un personnage qui ne se réfère à son thérapeute, « son analyste jungien » le plus souvent.
Les témoignages des non professionnels sont en général spontanés et plus appuyés, plus émouvants encore. Le bémol viendrait du côté des professionnels jungiens qui restent plus en retrait dans leurs publications, retenus peut-être par l’incertitude de l’accueil qui leur sera fait par les pairs des autres courants psychanalytiques. Cependant, l’avenir s’ouvre pour le mouvement jungien. Tous à vos plumes !
Notons aussi dans ce Petit Journal le dynamisme des groupes de travail européens, les recherches en cours, et la multiplication des échanges.
Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui y participent et qui nous y représentent.

Viviane Jullien-Palletier   


Jung encore, enfin…

Malek Chebel l’a écrit dans Le Monde des Religions, Charlotte Rampling l’a dit sur France Inter, Enki Bilal (Portraits publics, portraits privés au Grand Palais) l’a dessiné en le faisant figurer au centre d’un tableau où sont rassemblés tous ceux qui ont compté pour lui et l’ont inspiré.
N’en doutons plus, si le 20ème siècle fut celui de Freud, le 21ème sera bien celui de Jung !
Par exemple vous pouvez vous rendre à l’exposition qui se tient actuellement à La Halle Saint-Pierre. Vous n’en croirez pas vos yeux.
D’une part parce que vous vous trouverez face à l’œuvre dense et forte de deux grandes artistes, l’une peintre, Christine Sefolosha, l’autre sculptrice Sylvia Katuszewski dont les pièces s’entrecroisent et se répondent avec une impressionnante profondeur venue du fond des temps. Mais surtout parce que, dès l’entrée, vous ne pourrez éviter le grand panneau de Martine Lusardy, commissaire de l’exposition, qui par ces lignes vous introduira au cœur du sujet. « L’artiste, pourrez vous lire, aime à dire l’expérience corporelle, la rencontre avec la matière aléatoire, fascinante et porteuse de rêveries qui transcendent le temps et les singularités individuelles… Elle voit ses visions intérieures résonner étrangement avec un inconscient collectif, qui se manifeste à l’identique dans l’espace et le temps. La figure de la Grande Mère se déploie, …en une riche et longue métaphore exprimant l’énergie archaïque des origines, ce que Jung décrit comme “la secrète racine de tout devenir et de toute transformation… le fond primordial silencieux de tout commencement et de toute fin…” ».
Et jusqu’au 26 août, des milliers de visiteurs ne pourront échapper à ces lignes ! Oui, Jung était un précurseur, et ce n’est qu’au seuil de ce siècle qu’il fait enfin son entrée dans le grand public.

Viviane Thibaudier   


Jung, notre contemporain

A l’occasion de la sortie du deuxième tome de La réalité de l’âme (textes de Jung présentés et annotés par Michel Cazenave), le Monde des religions publie un article : « Jung, notre contemporain », sous la plume du psychanalyste et anthropologue Malek Chebel. On peut y lire entre autres : « Jung était en avance sur son temps, prémonitoire. » Et plus loin : « Relire Carl Gustav Jung pourrait devenir une nécessité pour tout avancement de la connaissance de la psyché humaine, comme de ses entendements. Michel Cazenave nous y aide avec finesse et précision ». Il est remarquable qu’un psychanalyste non jungien prenne en considération de manière si élogieuse l’apport de Jung…
Notons que ces deux ouvrages sont pour nous un outil de travail très utile.

Suzanne Krakowiak   


« Un compagnon de voyage dans la vie »

Jung, dans la bibliothèque de Charlotte Rampling

Dans une émission récente de France-Inter (Esprit critique, le matin de 9h10 à à 9h30), Vincent Josse s’entretenait avec Charlotte Rampling, à propos des livres présents dans sa bibliothèque. Le journaliste semblait étonné de découvrir, parmi les ouvrages dont l’actrice disait combien ils étaient importants pour elle, des livres de Jung. Voici une transcription fidèle de ce moment de leur entretien :

Vincent Josse :Vous lisez Jung ?

Charlotte Rampling : Jung, oui, il est colossal pour moi. Il a été un constructeur majeur de ma façon de réfléchir et de penser… oui, sur la condition humaine… Je pense qu’on arrive à trouver, à choisir l’homme ou la femme qui peut vous guider, qui peut être votre mentor, votre compagnon de voyage dans la vie. Et pour moi, un des majeurs, c’était Jung. Pas Freud, mais Jung.

Vous sauriez expliquer précisément pourquoi Jung ?

Je pense que c’est très personnel, car c’est dans la structure même de votre propre mental que vous répondez à l’appel d’un autre. Quand vous le lisez, c’est une reconnaissance immédiate de là où vous en êtes, ou de là où vous pensez que vous pouvez être. Il vous encourage dans votre voyage parce que, au cours du voyage, vous reconnaissez avec lui le chemin.

Aimé Agnel    


Nouvelles brèves

• La troisième édition du Jung de Christian Gaillard, dans la collection « Que sais-je ? » des PUF, qui est traduit dans de nombreuses langues, était épuisée. Sa quatrième édition (14ème mille) doit être publiée en juin.

• Le samedi 31 mars 2007 s’est déroulée à Milan à l’initiative du Centro Italiano di Psicologia Analitica (CIPA) une des journées mensuelles thématiques visant à faire connaître et discuter la pratique de l’analyse jungienne. Le public est composé essentiellement de professionnels. Le thème de la journée était « Le rêve ». Brigitte Allain-Dupré y a présenté une réflexion intitulée I sogni di bambini corrono sulla via regale? (Les rêves d’enfants roulent-ils sur la voie royale?). Cette contribution, avec celles des autres orateurs, Francesco Bisagni, Wilma Bosio-Blotto et Giuseppe Maffei, donnera lieu à une publication dans la collection des petites monographies initiée par l’éditeur Vivarium.


Freudiens et Jungiens à Berlin et à Cape Town

Du 25 au 28 juillet aura lieu à Berlin le 45ème congrès international de l’IPA. Le comité de programme de ce congrès a accepté qu’y ait lieu le quatrième panel Freud/Jung après ceux de l’IPA à New Orleans (le premier 90 ans après la rupture entre Jung et Freud) et de Rio, et celui de l’AIPA à Barcelone. Le panel de Berlin sera consacré à Freud and the Freudians, Jung and the Jungians during the thirties and the nazi regime, avec Thomas Aichhorn, de la Société autrichienne de l’IPA, et Jörg Rasche, de notre Société allemande. Je le co-présiderai avec Alain Gibeault.

Egalement à Berlin, et pendant ce congrès, aura lieu dans le cadre de notre Société allemande un autre panel consacré à une discussion de la problématique freudienne des fantasmes originaires et de la problématique jungienne des archétypes, sur la base d’un cas clinique, avec Eduardo Castelmundi, un collègue freudien bien connu d’Amérique du Sud, Jörg Rasche, et les mêmes présidents de séance.

Puis, dans le cadre de notre congrès de Cape Town, aura lieu le lundi 12 août autour du Professeur David Lewis-Williams, paléoanthropologue à Johannesburg, un panel du même type consacré à nos approches respectives de certaines énigmes des arts de la préhistoire, avec, pour l’IPA, Sally Weintrobe, de Londres, et Alain Gibeault, de Paris, Peter Amman et moi, pour l’AIPA.

Il serait heureux que nous y soyons aussi nombreux que possible !
Je donnerai lors de notre séminaire de juin d’autres nouvelles des actions de l’AIPA au Japon, en Chine, en Europe de l’Est…

Christian Gaillard   


Rencontres Pierre Solié à Sylvanès

D’où que l’on vienne, par les airs ou le train, la dernière partie du voyage ne peut se faire que par la route : quasi-bataille avec la nature, à travers bois et éclaircies, sur une départementale serpentine aux dénivelés alternés. C’est ainsi que l’on gagne l’abbaye de Sylvanès où, les 18, 19 et 20 mai derniers, les curieux de mythanalyse étaient réunis.

De cette bâtisse cistercienne dont la bonne moitié disparut aprés 1791, ayant servi de carrière de pierre pour d’autres constructions, il reste… l’autre moitié, tout aussi bonne, en particulier l’église, la salle capitulaire et le magnifique scriptorium, où nous établirons nos quartiers.

La disposition topographique surprenante, à la fois érigée et enterrée — comme la pensée de Solié — accentue-t-elle la dynamique ?
Possible, car, par-delà le mythe chrétien ainsi actualisé autour de nous, nous visiterons — sans fatigue — ceux de Diane, Koré, Daphné, Iphigénie, Ulysse, Isis, Osiris… (Marielle Garel, Michel Cazenave, moi-même). L’âne d’or d’Apulée et ses roses, servi par Soufiane Zitoni aux expériences de « hasard exagéré », nous fait « merveilleusement » saisir l’âme et l’imaginal.
Et Marie-Laure Colonna, grâce à un schéma soliéen central, serpentin lui aussi, déroule et élucide pour nous le parcours de différenciation/individuation, autour du chiasma de la mi-vie, depuis la syzygie primitive jusqu’à la conjonction Sophia- Kristos.

Des énergies de sens sont là, et les échanges spontanés sont nourris. C’est du transdisciplinaire qui chemine, et les passeurs sont multiples (je pense en particulier à l’anthropologue, et aussi à ce spécialiste de poésie anglaise, en quête des concepts jungiens dans l’œuvre de William Blake).
Freud, Lacan, Dolto, Fedida, M. L. Von Franz et, bien sûr, Jung s’animent, au service de ce qui les traverse et dépasse tous : la pensée incarnée, et le sens.
Merci à Solié de se si bien porter… et nous porter !

Marie-Claude Calary   


Journée des Cahiers

Le samedi 6 octobre 2007 de 10 heures à 17 heures 30, les Cahiers jungiens de psychanalyse organisent une journée de réflexion autour du numéro 119-120 : Le Traumatisme dans l’analyse.

Programme

 Elisabeth Conesa : Jorge Semprun, L’Écriture ou la Vie.

 Martine Gallard : Commentaires et amplifications autour de la notion de l’« as if personality ».

 Françoise Le Hénand : La fin de l’analyse : un processus de naissance.

 Laurent Meyer : Donald Kalsched et le monde intérieur du traumatisme.

Lieu

 6 rue Rampon à Paris 11°

Contacts

 Cahiers jungiens de psychanalyse

 tél : 01 43 55 56 16

 Envoyer un email


Table ronde à Milan

Le 12 mai dernier, invitée à Milan par le Cipa, j’ai présenté une conférence L’axe moi-soi : le processus à l’œuvre. Prenant comme fil rouge la notion de continuité-discontinuité, j’ai développé un point de vue critique sur ce sujet. En effet parler d’axe laisse supposer une similitude et ne rend pas compte de l’hétérogénéité entre le moi et le soi et de leur différence de structure. Je préfère parler de relation moi-soi qui nomme plus justement le rapport dialectique et sa tension dynamique. Le public nombreux – analystes membres du CIPA et membres en formation à l’Institut de Milan – s’est montré fort intéressé. Pour animer la table ronde qui a suivi, deux collègues, Bruno Meroni et Giorgio Cavallari, ont apporté leur contribution au débat. Giorgio Cavallari dans un exposé Riflessioni intorno all’asse Io-Se a exploré le thème du soi en relation avec l’individu et avec le collectif, agrémentant son propos théorique d’exemples cliniques. Bruno Meroni a interrogé le concept de persona comme figure archétypique : dotée d’énergie dont on peut considérer qu’elle se rapporte à l’archétype, la persona œuvre à toutes les époques de la vie, dès la deuxième année de l’enfant.
Outre l’intérêt de ces discussions, l’accueil chaleureux de nos amis italiens et l’ambiance estivale ont fait de cette journée milanaise un moment fort agréable.

Bernadette Vandenbroucke   


Le Workshop des thérapeutes d’enfants Syracuse 2007

Brigitte Allain-Dupré, Bernadette Vandenbroucke et Cyrille Bonamy ont pris une part active au Workshop des thérapeutes d’enfants et d’adolescents qui s’est tenu du jeudi au lundi de Pentecôte à Syracuse.
Sous le signe d’Héraclès, au théâtre antique, nous entendions déclamer Sophocle : « Chez les hommes court le vieux dire qu’en vérité nul ne peut juger si le sort d’un mortel est bon ou mauvais tant qu’il n’est pas mort… » (La folie d’Héraclès).

Les enfants des « nouvelles » familles (en particulier de parents homosexuels) ont occupé toute notre attention par le thème choisi cette année : la différenciation sexuelle dans ces nouvelles familles. Quarante thérapeutes d’enfants venant de tous pays s’y sont penchés avec la même énergie que chaque année et le bonheur extrêmement particulier de faire merveilleusement avec un « Babel » des langues qui oblige à un certain tempo. Il est plus lent pour permettre plus d’attention, se faire comprendre, ou traduire, et nous avons découvert une fois de plus que, selon la langue et le pays, l’approche des thérapies d’enfants diffère significativement et demeure un enrichissement considérable. Le thème particulièrement actuel, chargé pour chacun de cas et de faits souvent très lourds, a été traité selon la même méthode d’exposés de cas cliniques en groupe de dix, suivis d’un exposé plus théorique. Méthode extrêmement active, elle met chacun au même niveau d’un travail qui s’élabore in situ, loin des effets de pouvoir ou de savoir et qui donne envie de poursuivre la recherche ensemble.
L’accueil si chaleureux de nos collègues italiens, une organisation de main de maître, les effluves marins, le théâtre antique, ont en plus donné à ce Workshop une belle intensité et une saveur sicilienne !

Cyrille Bonamy   


Séminaire des membres associés

J’ai eu le plaisir de participer pour la première fois au séminaire des membres associés le samedi 5 mai 2007.

Adriano Cattaneo nous a présenté son travail de lecture du chapitre « Rapiti da Hypnos » ainsi que le texte de Pier Claudio Devescovi, tirés de la revue italienne Studi Junghiani n° 19, articulés à un article de Murray Stein paru dans le numéro 87 des Cahiers Jungiens de Psychanalyse  : « le champ du sommeil ».

Adriano, avec son accent suisse savoureux — et sans nous endormir — nous a intéressés à la place du dieu sommeil, parfois constellé en analyse, chez l’analyste et/ou l’analysant.

Après un repas délicieux pris en commun, Olivier Cametz et Laurence Lacour nous ont commenté le livre de Donald Kalsched The inner world of Trauma. Ils ont illustré leur propos par l’intérêt du travail que fait Kalsched à partir des contes et des mythes. Olivier et Laurence ont choisi l’interprétation du mythe d’Eros et Psyché pour illustrer la question du « sauvetage » par Eros de Psyché traumatisée. Leur couple est transformateur, activant un système « d’auto-soin » nécessaire à la relance des processus de développement figés par le traumatisme chez Psyché.

Marianne Coutable   


Materia Prima

Depuis plusieurs années, les participants au Workshop des thérapeutes d’enfants se sont dotés d’un site, d’abord animé par Brigitte Allain-Dupré et, depuis un an, par moi-même. Son adresse est www.materia-prima.net. Il comporte une partie ouverte à tous, avec des articles, des présentations de livres et des liens, et une partie accessible, après inscription, à tous les thérapeutes d’enfants membres de l’IAAP, ou en formation. Dans cette partie, on peut trouver des articles cliniques, des nouvelles des activités des thérapeutes d’enfants dans les autres pays, et des comptes rendus des travaux du Workshop.

Suzanne Krakowiak   


Notre collègue, Mr Fethi Benslama, Professeur à Paris 7, École doctorale de recherche en psychopathologie fondamentale et psychanalyse, lance un manifeste pour protester contre la mise en place de mesures qui visent à diminuer, voire détruire la pratique clinique et la psychanalyse. Une réunion sur le sujet aura lieu le samedi 30 juin à Paris. Pour signer directement le manifeste et lire le texte de F. Benslama, voici l’adresse du site :
Voir le site

Ceux qui n’ont pas accès à l’Internet pourront trouver le texte du manifeste à la SFPA.

Mariette Mignet   


Rencontre anglo-franco-belge

Cette année, c’était au tour des français d’accueillir nos collègues anglais et belges. La rencontre a eu lieu du 11 au 13 mai dans la Baie de Somme dans le cadre magnifique de l’abbaye de Valloires. Nous étions vingt-sept participants en nombre égal venant des trois pays. Chaque année à partir du mois de janvier, nous nous retrouvons entre français pour travailler le thème voté à la fin de la rencontre précédente. À Bruges en 2006 nous avions choisi Idéalisation Destructrice pour cette année. Après plusieurs rencontres et de riches échanges entre nous, Martine Gallard a fait un exposé le samedi matin à Valloires. Le vendredi soir, après un dîner typiquement picard dans une des très belles salles à manger de l’abbaye, deux de nos collègues belges ont présenté leur texte ; samedi en fin de journée, c’était au tour des anglais. Chaque présentation a été suivie d’une discussion parfois très vive ! L’après-midi de samedi était laissé libre pour découvrir les huit hectares de magnifiques jardins de Valloires, particulièrement fleuris grâce au temps clément du mois d’avril. Une visite s’imposait aussi de cette abbaye cistercienne fondée au douzième siècle et entièrement reconstruite au dix-huitième siècle. Avant de commencer nos travaux des matinées, ceux qui le souhaitaient ont pu participer à un Social Dreaming Matrix animé par deux collègues anglaises. Nous avons consacré le dimanche matin aux préparatifs pour l’an prochain où nous nous retrouverons du 30 mai au 1er juin, dans le Kent, en Angleterre. Je vous enverrai plus d’information en novembre, ce groupe étant ouvert à tous les membres de la SFPA, où vous serez les bienvenus. Outre un travail riche et intéressant, ces échanges nous permettent de nous mieux connaître et de nous apprécier.

Leslie de Galbert   


Raoul et Léonard

« L’homme a une armature d’os pour porter sa chair, écrit Léonard, quant au monde, les roches y supportent la terre ; l’homme renferme un lac de sang où, dans l’inspir et l’expir, se dilatent et contractent les poumons, le corps de la terre a son océan, croissant, décroissant, de six heures en six heures…»[[De Vinci, librement traduit]]

C’est une banalité : quand une de mes moustaches vibrionne, un papillon frémit sur une branche amazonienne.
Si, comme moi, vous êtes assis sur la rambarde du balcon, voyez passer ce petit coléoptère casqué pétaradant du scooter sous le cosmos écrasant, et ridant la surface de l’âme du monde…
Moi, Raoul, j’ai sans peine le point de vue de Sirius, car mille nouvelles de l’univers me parviennent dans l’instant : ça me frissonne sur les flancs et gargouille dans le pylore. Nul mental, nulle morale ne les filtre, mais j’ai mon éthique : être là, à la fois au Centre et dans mon infime pourtour de fourrure ; et je défie les bipèdes d’en faire autant !

Caroline Montet   


Le travail de l’image

Dans le cadre du Comité scientifique, un groupe de recherche sur le thème Le travail de l’image se constitue. Jung a été un pionnier en la matière et il me semble important d’approfondir les différentes pistes de travail qu’il a initiées, de voir comment les analystes jungiens, à sa suite, les poursuivent et d’examiner ce qu’il en est de notre propre pratique. Les personnes intéressées par ce thème et désireuses de s’engager dans cette recherche, demandant des rencontres régulières et suivies, et qui sont prêtes à consacrer du temps à ce travail théorique et pratique sont les bienvenues et peuvent me contacter d’ici septembre, date à laquelle le groupe se mettra en place.

Flore Delapalme   


Annonces

Le Groupe d’ Études C. G. Jung vous informe que le mandat de deux des membres du Conseil pédagogique, également membres de la SFPA, arrive à échéance. Il fera donc appel à candidature au cours de son Assemblée générale qui se tiendra le 22 septembre 2007, au Forum, 104 rue de Vaugirard.

Merci d’adresser vos candidatures au secrétariat à : Michelle Chalmeton, 28 avenue du Panorama, Bât. 7, 92340 Bourg la Reine, ou de téléphoner à Léa Hauteville au 01 48 77 44 52.


La correspondance Freud-Jung

Deux analystes anglais : James Astor (SAP) et James Fisher (BAP) organisent conjointement une rencontre sur ce thème le samedi 29 septembre 2007 à l’Université d’Oxford. Elle rassemblera des analystes jungiens et freudiens, anglais et français. Un groupe de travail franco-anglais, comprenant George Bright (SAP), Leopoldo Bleger (APF), Nicolas Gougoulis (SPP) et Martine Sandor (SFPA), qui se réunit régulièrement à Paris depuis 5 ans, y présentera ses réflexions.

Participation aux frais : 65 £. Il est conseillé de s’inscrire à l’avance auprès de Training and Public Events administrator, Society of Analytical Psychology, 1 Daleham Gardens, London, NW3 5BY.

Adresse e-mail : Envoyer un email
Juin 2007
Vous pouvez envoyer vos articles (1200 signes maximum) pour l’édition de novembre 2007 avant la fin du mois d’octobre, à Suzanne Krakowiak Envoyer un email