Petit Journal n°18

Editorial

Depuis sa cre?ation, l’IAAP renforce sa pre?sence et son influence dans de nombreux pays, et part investir des continents jusque la? inaccessibles a? la psychanalyse. L’oeuvre de Jung et l’action des jungiens parcourt le monde.

La SFPA, qui repre?sente une de ses Socie?te?s constituantes, participe e?galement aux mouvements psychanalytiques en Europe et ailleurs. Nous, ses membres, sommes en e?veil et a? l’e?coute des e?volutions individuelles, sociales et culturelles a? travers nos pratiques.

Ce nouveau nume?ro du Petit Journal expose la diversite? de nos investissements, ce qui est un aspect de notre richesse. Aujourd’hui, une dialectique dynamique nous oriente aussi bien vers l’exte?rieur, ou? chacun apporte quelque part sa pre?sence et ses compe?tences, que vers l’inte?rieur, ou? les membres et les e?lus s’efforcent de re?fle?chir et de re?former les lignes de force de ce qui nous divise et de ce qui nous re?unit dans notre association jungienne.

Que longtemps encore vogue le navire…

Viviane Jullien-Palletier


IAAP Congress XVII : Cape Town : 2007

Nous venons de recevoir le programme du 17 e?me Congre?s, qui se de?roulera du 12 au 17 aou?t au Cap en Afrique du Sud. C’est l’occasion d’en rappeler l’histoire : Le premier congre?s a lieu en 1958 a? Zurich, en pre?sence de Jung. Trois ans auparavant, en 1955, la cre?ation de L’IAAP lui avait e?te? offerte comme un cadeau d’anniversaire. Des de?le?gue?s de toutes les Socie?te?s existantes e?taient pre?sents (Zurich, Londres, New York, Los Angeles, San Francisco) et des individuels de France, Allemagne et Hollande. Apre?s la mort de Jung, les premiers congre?s eurent lieu soit en Suisse soit en Angleterre, puis dans de nombreux autres pays et cette anne?e, pour la premie?re fois, dans l’he?misphe?re sud. Paralle?lement l’IAAP s’est de?veloppe?e : au moment de la fondation, il y avait une centaine de membres, et maintenant nous sommes 2837, dans 51 Socie?te?s re?parties dans 21 pays : Australie et Nouvelle Ze?lande, Autriche, Belgique, Bre?sil, Canada, Danemark, Angleterre, France, Allemagne, Israe?l, Italie, Japon, Core?e, Pays-Bas, Afrique du Sud, Espagne, Suisse, USA, Uruguay, Venezuela.

De plus, des groupes se de?veloppent dans de nombreux pays : Bulgarie, Chili, Chine, Colombie, Re?publique tche?que, E?quateur, Estonie, Ge?orgie, Inde, Irlande, Pologne, Russie, Serbie, Singapour, Afrique du Sud, Tunisie, Ukraine.

Cette anne?e, plusieurs Franc?ais participent : Christian Gaillard, qui animera une table ronde : Prehistoric rock art in debate, Christine Maillard : Carl Gustav Jung’s intercultural thinkings, Franc?ois MartinVallas : About the transferential Chimera, Brigit Soubrouillard : Mapping infra-verbal somatopsychic experiences with art : When words fail to express singular body-soul memories, ainsi qu’un groupe franco-italien (voir encadre? ci-dessous).

Suzanne Krakowiak

Le groupe de recherche en Psychologie analytique dans la psychothe?rapie de l’enfant et de l’adolescent que nous avons forme? avec des colle?gues italiens ( Brigitte Allain-Dupre?, Wilma Bosio-Blotto CIPA, Wanda Grosso AIPA, Giuseppe Maffei AIPA, Gianni Nagliero AIPA, Bernadette Vandenbroucke SFPA et Caterina Vezzoli CIPA) s’est re?uni le 3 mars a? Milan pour avancer dans la re?daction d’une communication a? plusieurs mains pour le congre?s de Cape Town.

Notre sujet de travail concerne la question de l’e?thique dans la psychothe?rapie de l’enfant, e?tudie?e d’un point de vue intrapsychique : naissance du sentiment e?thique et constitution de l’ombre, d’un point de vue de?veloppemental et intersubjectif. Ce dernier domaine e?tant largement concerne? par les questions de transfert et de contre transfert dans la relation enfant/adulte.

Nous projetons de poursuivre notre re?flexion commune a? propos de la spe?cificite? de la place du pe?re dans l’approche jungienne

Brigitte Allain-Dupre?


Nouvelles bre?ves

• Au cours du colloque des hypnothe?rapeutes les 10 et 11 nov 2006, regroupant des pychiatres, des me?decins, des analystes et des professions parame?dicales, sur le the?me Hypnose et pense?e magique, Marie-Laure Colonna a fait un expose? sur la synchronicite?.

• L’AIHP et la Socie?te? helle?nique de psychothe?rapie analytique ont organise? en octobre, a? Athe?nes, un symposium international intitule? : Histoire et fonction du mythe dans la psychanalyse. J. J. Ghe?dighian-Courier y a pre?sente? : A qui la faute, lecture croise?e du livre de Job par Jung et Rene? Girard.

• Le 13 janvier, a eu lieu une nouvelle e?mission de la se?rie les vivants et les dieux sur le Yi king avec M. Cazenave et P. Faure, avec la participation de M. L. Colonna.


Livres

Le tome II de La re?alite? de l’a?me – Manifestations de l’inconscient vient de paraitre (La Pochothe?que, Livre de poche, Paris, 2007). Ce volume prolonge le tome pre?ce?dent, Structure et dynamique de l’inconscient. Dans ces deux volumes, les extraits des diffe?rentes œuvres de Jung ont e?te? regroupe?s et pre?face?s par Michel Cazenave.

• Le succe?s rencontre? par Le vocabulaire de Jung a amene? l’e?diteur a? le republier dans le cinquie?me tome du Vocabulaire des philosophes, en compagnie d’une vingtaine d’autres auteurs, parmi lesquels Averroe?s, Francis Bacon, Paul Vale?ry, Hannah Arendt, Paul Ricœur… et a? nous demander d’entreprendre un nouvel ouvrage beaucoup plus important. Celuici comportera plus de termes et permettra un approfondissement des concepts de?ja? pre?sente?s.

• Les prochaines parutions chez Albin Michel seront : les expose?s a? la Zofingia, les Tavistock Lectures, et un ensemble de textes de Jung sur la psychanalyse dans les anne?es 1930 et sur Freud.


Ge?nie, folie et cre?ation

Le samedi 10 fe?vrier avait lieu a? La Halle St-Pierre une table ronde sur le the?me “Ge?nie, folie et cre?ation”. Ce titre e?tait celui que nous avions choisi en premier lieu pour le colloque qu’en partenariat avec La Halle St-Pierre la SFPA avait organise? a? la Maison des Sciences de l’Homme, en novembre 2005 et qui s’e?tait finalement intitule? “Re-garder la folie”.

Cette table ronde se voulait e?tre, en quelque sorte, une suite au colloque et me?me si je n’en avais pas trop envie, je me devais de m’y rendre par e?gard pour la directrice du muse?e avec laquelle j’avais beaucoup travaille? pendant pre?s d’une anne?e pour la pre?paration de ce colloque. Je n’ai pas e?te? de?c?ue du de?placement !

Deux psychiatres, Philippe Brenot et Serge Triboulet, y intervenaient, ainsi que Laurent Dangin, agre?ge? de Lettres, qui e?tait intervenu au colloque. J’y ai entendu des choses e?tonnantes que l’on n’a gue?re l’habitude d’entendre dans les milieux psy : troisie?me terme, transcendance, pulsion cre?atrice, le de?lire comme tentative d’e?quilibre, a?me, Dieu, mysticisme… Me?me, si tous s’accordaient que ni Marx ni Freud ni Lacan n’avaient su penser la cre?ation, le nom de Jung n’a cependant pas e?te? prononce? et pourtant ce qui s’y disait reprenait toutes les ide?es jungiennes.

Parmi la centaine de personnes pre?sentes dans le petit amphithe?a?tre, plusieurs, a? la fin, m’ayant reconnue, sont venues me dire combien elles avaient appre?cie? le colloque de 2005, m’encourageant vivement a? renouveler une telle manifestation ou? l’on entend parler de Jung. J’espe?re que la SFPA saura re?pondre a? la demande.

Viviane Thibaudier


Des “psys” franc?ais en Inde

Une premie?re : un congre?s organise? par l’association “Psychiatres du monde” a re?uni pendant trois jours, a? New Delhi, du 28 fe?vrier au 2 mars, des psychiatres, psychothe?rapeutes et psychanalystes franc?ais (essentiellement lacaniens) et indiens.
Les communications seront biento?t disponibles en un recueil des actes du congre?s, vous pourrez y trouver un foisonnement de re?flexions, dont certaines de grande qualite?.

Un film, Les fous de l’Inde, y a e?te? projete?. Il me?rite d’e?tre vu ! Une association d’e?changes franco-indiens devrait voir le jour… Il serait inte?ressant que des jungiens y trouvent place, car la psychanalyse en Inde est tre?s peu repre?sente?e (quelques psychanalystes freudiens et lacaniens, une toute petite cellule de jungiens dans le sud). Que ceux que cela inte?resse prennent contact!

Christine Fouchard


Cine?ma et psychanalyse

Aime? Agnel a fait un expose? sur Hitchcock et l’ombre au Se?minaire d’e?tudes cine?matographiques de l’E?cole Normale Supe?rieure de la rue d’Ulm, le 1er fe?vrier.

Autres interventions pre?vues, celles-ci ouvertes a? tous publics : a? Vienne, le 29 mars, de nouveau sur Hitchcock, pour Les Apprentis philosophes ; et a? Nevers, le 14 avril, sur John Ford, pour l’Association des cine?phages de Nevers.


Oserai-je…

Oserai-je vous mettre en garde contre l’enfermement qui menace la Psychanalyse lorsqu’elle s’institutionnalise. En apprenant la constitution de toutes les instances organisatrices de la Socie?te? et me rappelant l’esprit de se?rieux qui re?gne parfois dans nos re?unions et domine certaines interventions orales ou e?crites, je me demande si on ne risque pas d’oublier ce qu’est l’“opus” de la Psychanalyse. A cette question James Hillman re?pond: “Ce n’est ni la gue?rison, ni l’enseignement, mais l’e?veil ou la cre?ation de l’a?me.”

Le risque de l’institutionnel, avec ses fermetures et sa lourdeur, c’est d’exercer une pression autoritaire qui loin de favorisr «l’opus» a pour effet de le ste?riliser. Quelle place fait notre Socie?te? a? Eros et Herme?s, e?veilleurs d’a?me et d’imagination cre?atrice ? L’orientation prise depuis un certain temps m’ame?ne a? poser la question.

Claude Bourreille


« Mystique et perversion »

Dans le cadre des confe?rences propose?es cette anne?e par le CEFRI, Viviane Thibaudier a pre?sente? le 18 janvier dernier une confe?rence intitule?e « Mystique et perversion ». A partir de ce the?me qui rassemble et met en regard deux orientations extre?mes de l’e?tre humain, Viviane Thibaudier s’est propose?e de de?crire a? touches successives la fac?on dont ces deux aspects participent d’un seul et me?me mouvement : celui du Soi qui demande a? s’inte?grer. C’est la question du soi primaire qui se pose alors par une inscription de?faillante qui se re?percute au niveau du corps. Le corps est traverse? voire transcende? par des expe?riences de l’ordre du numineux qui obligent l’individu a? mettre en place de ve?ritables strate?gies de survie le reliant directement, sans me?diation humaine, a? l’arche?type d’un soi virtuel : corps perdu, corps clive?, chosifie?, lieu de re?bellion ou que?te du corps immacule?, de?ifie? ; l’e?nergie se retrouve de?tourne?e ou en prise directe avec l’arche?type.

Les illustrations choisies pour cet expose?, tant originales : par exemple, un de?tour par la clinique de l’autisme au travers des textes de Chantal LheureuxDavidse, que subtiles : je pense a? la lecture e?tonnamment troublante du texte de la chanson de Piaf Mon homme, ont offert des balises claires et varie?es pour cheminer sur ces sentiers complexes.

Ste?phanie Van Nieuwenhove


Au diapason

A? l’aube de la restructuration de notre groupe, me reviennent diverses paroles qui me sont pre?cieuses. Le chef d’orchestre Furtwa?ngler disait a? propos d’un orchestre qui, depuis 1841, continuait a? faire un travail d’e?quipe exceptionnel : « Cet orchestre n’est pas une cre?ation artificielle, il n’a pas e?te? « organise? », il a grandi. Il est aujourd’hui encore ce que depuis l’origine, il a toujours e?te? : un reflet naturel de la terre dont il a jailli ». Un journaliste, Re?my Louis, se demandait ou? re?sidait le secret de cet orchestre unique au monde ; « peut-e?tre simplement dans ceci : sa capacite? a? se renouveler, tout en conservant ce fragile e?le?ment — si inse?parable a? son existence — que l’on appelle la tradition ».

Hundertwasser, peintre du XXe?me sie?cle, disait ceci : « dans la mesure ou? nous n’honorons pas notre passe?, nous perdons notre futur ; car si nous de?truisons nos racines, nous ne pouvons pas e?voluer et grandir ». Aussi, je voudrais remercier tous nos ance?tres et tous les pre?sidents de la SFPA ; ils se sont engage?s de tout leur e?tre et ont fait leur travail du mieux possible ; j’espe?re que leur expe?rience et leur pre?sence bienveillantes accompagneront les « fre?res et sœurs » qui tiennent les re?nes aujourd’hui. Je pense aussi a? Ce?libidache, chef d’orchestre roumain, qui disait dans une de ses master-classes : « Tant que vous e?coutez uniquement votre propre instrument, vous ne faites pas de musique, vous produisez des sons ; c’est quand vous arriverez a? e?couter les autres, a? jouer avec eux, que vous ferez de la musique. » Alors, a? l’aube de cette « e?re fraternelle », j’espe?re que nous ferons de la musique ensemble — au diapason — et que chacun d’entre nous tiendra sa position e?thique personnelle, au sein des processus inconscients de groupe.

Lisbeth von Benedek


Des nouvelles des thérapeutes d’enfants

Aux se?minaires d’octobre 2006 et de janvier 2007 nous avons de?cide? de continuer sur le travail de l’ombre pour l’approfondir a? travers ses repre?sentations et le travail clinique. Le the?me pour l’anne?e a donc e?te? « cette ombre qui de?range, e?laboration, amplification, interpre?tation ».

Au se?minaire d’octobre, Ve?ronique Bogino a pre?sente? un cas clinique : « Un peu de l’histoire de Tom, ou petit pe?cheur parviendra-t-il a? devenir grand ? »

Olivier Cametz interroge « la question de l’interpre?tation dans les the?rapies d’enfants ». Henri de Vathaire poursuit son travail avec « un peu d’ombre chez une adolescente ». Bernadette Vandenbroucke pre?sente « une conception de l’appareil psychique propose?e par un enfant de 11 ans : le noir, le blanc et le beige ».Enfin, le se?minaire de janvier 2007 a permis de travailler a? partir d’un cas pre?sente? par Isabelle Millot : « Masochisme fe?minin et rivalite? fraternelle », amplifie? par Christiane Fonseca et Sylvie Rouquette : « E?mergence de trois aspects de l’ombre sous l’angle de la re?gression ». Malika Belkassan, reprenant un chapitre de When the body speaks de Mara Sidoli, a pre?sente? « L’ombre, comment elle se de?veloppe dans l’enfance ».

Brigitte Allain-Dupre?


Deux livres de Maurice Bellet

A lire : deux livres de Maurice Bellet, psychanalyste, pre?tre, the?ologien et philosophe. L’un, La traverse?e d’en bas, chez Bayard, 2005. L’autre : Le meurtre de la parole, chez Bayard, 2006. La traverse?e d’en bas : titre qui indique bien le contenu de l’ombre jusqu’au sombre, cette part humaine qui ne peut e?tre re?ellement entendue, partage?e, accompagne?e que par celui ou celle qui a traverse? l’en bas, chaudron infernal de transformation et de renaissance. Le meurtre de la parole est destruction, violence meurtrie?re, cruaute? souvent camoufle?es de fac?on perverse sous des dehors bienveillants, bien-pensants, bienagissants. Est propose? le dur tranchant de la parole du refus, du non au meurtre qui ne pactise pas, celui qui refuse absolument de se laisser de?faire, de?truire. Cela m’ame?ne a? parler d’un autre livre de Maurice Bellet : Le Dieu pervers chez Descle?e de Brouwer, 1998. Il de?nonce dans une formidable analyse le processus de la perversion dans le christianisme dans lequel nous baignons, qui concerne e?galement la politique et la pense?e. Il met a? jour la de?naturisation de l’instinct de vie en instinct de mort. Il parle de “la violence absolue et raffine?e” qui est volonte? de tuer la vie, l’amour. “Inversion primordiale du de?sir.” Encore une fois, mieux vaut avoir traverse? ces eaux-la? de l’en bas pour comprendre, et ce livre peut e?tre un bon comple?ment a? l’expe?rience.

Mengia Grond


Raoul

Raoul… est un chat, premier de sa race, blanc mais un peu tache? de noir avec ce qui restait de couleur te?ne?breuse au Bon Dieu quand il l’a envoye? sur terre ; ceci dit Raoul n’est ni te?ne?breux, ni veuf, ni inconsole?, car il a adopte? une famille de bobos, ce qui lui assure un gi?te et un couvert agre?able : comme Oscar Wilde, Raoul pense qu’il vaut mieux vivre en bourgeois et penser en artiste que vivre en artiste et penser en bourgeois… Le mai?tre de Raoul est peintre et kine?sithe?rapeute : Raoul appre?cie, car le peintre re?fle?chit longuement a? ses toiles, ce qui permet de rester sur ses genoux, et caresse en massant, ce qui est impeccable. La mai?tresse de Raoul est prof de Lettres et psy : sympathique lorsqu’il s’agit de retrouver une sensation baudelairienne “en caressant son dos e?lastique”, moins dro?le quand, e?voquant son passe? de SDF et son comportement collant, elle diagnostique une quasi ne?vrose abandonnique. La petite mai?tresse de Raoul aime a? le faire danser sur des airs de techno et de heavy metal : sans commentaire… Raoul re?fle?chit beaucoup a? la psychologie des humains : celle de ses bipe?des a? la maison, mais aussi de ceux qu’il voit passer sur l’avenue, a? pied ou dans toutes sortes de ve?hicules : poussettes hurlantes a? quoi sont attache?s des petits chiens ou camion poubelle nocturne au gyrophare fascinant. Si vous voulez que Raoul vous fasse une petite chronique au poil, dites-le, si vous le trouvez trop be?te, il se roulera en boule comme il sait le faire et continuera son chemin d’individuation tout seul…

Caroline Montet


20 ans de SFPA !

Je remercie tre?s chaleureusement tous ceux et celles qui ont participe? a? mon cadeau a? l’occasion de mes 20 ans de SFPA, et tout particulie?rement ceux et celles dont la signature sur la lettre qu’Elisabeth Conesa m’a remise e?tait absolument illisible, et aussi ceux et celles qui n’avaient pas pu la signer… Votre ge?ne?rosite? m’a permis de m’offrir de tre?s beaux bijoux de la cre?atrice Michal Ne?grin.

Sylvie Doneyan


Offre d’emploi

Vous e?tes analyste, membre ou membre associe? de la SFPA ? Vous recherchez un emploi, peu re?mune?re? certes, mais enrichissant sur de nombreux plans ? Venez rejoindre notre e?quipe et partager avec les membres du GERPA le se?rieux d’un travail sur Jung et ses successeurs. Nous avons besoin d’un quatrie?me analyste pour animer un groupe de 10 a? 15 personnes, pour septembre 2007, a? raison d’une re?union mensuelle le soir. Merci de vous faire connai?tre a? Michel Benet, Olivier Cametz ou Christine Fouchard, nous serons heureux de vous faire connai?tre les modes de travail et les participants du Gerpa.


Chamanisme

Le chamanisme a constitue? pour moi une fac?on de continuer mon travail analytique a? un autre niveau. J’y ai trouve? un ressourcement dans la nature, une ouverture au chant, a? la danse et au tambour, une possibilite? de rester sans cesse a? l’e?coute des re?ves, des ance?tres, des arche?types et du sacre?. Apre?s avoir e?te? participante, plusieurs anne?es, dans des groupes chamaniques, j’anime maintenant des stages pendant lesquels nous explorons les deux axes de la roue de me?decine de la tradition ame?rindienne : la voie du visionnaire a? l’est, celle du guerrier au nord, du guide a? l’ouest et du gue?risseur au sud. Nous travaillons en lien avec la nature, soit en groupe, soit en atelier a? deux ou trois personnes, soit dans la solitude. J’anime des stages avec Alain Girard, The?re?se Lamartinie et Giselle Merle qui sont forme?s a? la the?rapie transpersonnelle et continuent leur recherche par des approches chamaniques de diverses traditions.

Christiane Fonseca
Mars 2007