Deirdre Bair

Jung

Ce livre est un événement. Dès sa première parution en anglais, il y a quatre ans, il s’est révélé indispensable pour tous ceux qui attendaient un tel ouvrage, aussi bien documenté et impartial que possible. L’auteur, Deirdre Bair, est une universitaire américaine à laquelle on doit déjà des biographies très remarquées de Samuel Beckett, de Simone de Beauvoir et d’Anaïs Nin.
J’ai rédigé le compte-rendu qu’on va lire à la demande du
Journal of Analytical Psychology, qui l’a publié dans son volume 49, n° 5, de novembre 2004. Je l’ai laissé inchangé pour cette parution en français - en indiquant cette fois, bien sûr, les pages de l’édition française, en y faisant à peine une ou deux retouches de détail, et en y ajoutant simplement quelques notes.

Pour écrire ce compte-rendu, je ne me placerai pas en spécialiste de Jung, de sa vie et de son œuvre, et moins encore en spécialiste de ce type très particulier d’ouvrages qu’est une biographie. Mon point de vue sera plus simplement celui d’un analyste jungien normalement informé, et donc d’autant plus impatient, depuis longtemps, d’avoir enfin à sa disposition un livre de référence, un instrument de travail sérieusement documenté et suffisamment complet qui évite tout à la fois les élans de l’hagiographie et les pièges de la polémique qui ne nous ont que trop encombrés jusqu’ici.
Porté par cette attente et par cette impatience, je n’ai donc pas lu ce livre systématiquement, de bout en bout. J’y suis entré et je l’ai exploré dans le désordre, au gré de mes besoins et de mes questions du moment, quitte à laisser pour plus tard sur le bord de mon exploration de cet énorme livre des chapitres dans lesquels je me promets de me plonger dès que j’en aurai le loisir.

Les premiers de ses chapitres qui ont ainsi attiré mon attention sont ceux que Deirdre Bair a consacrés à la publication des œuvres complètes de Jung en allemand et en anglais, et à celle de son « autobiographie » (chap. 36, 37 et 38). Et quelle surprise tout aussitôt ! A propos de l’ « autobiographie », notamment. Je connaissais, bien sûr, grâce aux écrits de ses premiers biographes et surtout grâce aux travaux de Sonu Shamdasani, les ambivalences et les réticences de Jung lorsque la commande lui en a été faite, et aussi les diverses sources utilisées par Aniela Jaffé pour la composition de ce livre ainsi que les innombrables allers et retours et les ajustements d’écriture qui ont eu lieu entre elle-même et Jung, de même qu’une partie des interventions qui ont amené à de regrettables « omissions » dans son édition définitive.

Mais j’étais loin de bien connaître la préhistoire de ce livre, celle des tentatives successives pour réaliser le projet (p. 887-899), ni l’histoire incroyablement complexe et labyrinthique des négociations entre Aniela Jaffé et les éditeurs de l’ouvrage (p. 899-927). Ici, comme dans la plupart des chapitres de son livre, Deidre Bair s’appuie sur un nombre impressionnant de documents qu’elle cite très précisément dans les notes (171 notes pour le seul chapitre 38 de l’édition anglo-américaine, 177 pour cette édition française), certains de ces documents, dont une partie des lettres auxquelles elles se réfère abondamment, étant connus et publiés, mais d’autres étant d’accès souvent réservé, notamment les différents textes et entretiens qui ont servi à la rédaction de l’ « autobiographie » de Jung » (ce sont les Protocoles, cf. la note de l’éditeur français p. 13, et en particulier les pages 968-969), l’ensemble des archives conservées à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zürich que la famille Jung l’a autorisée à consulter, celles du Burghölzli, de la Bibliothèque du Congrès à Washington, de la Bibliothèque F. A. Countray à Harvard, de la Bibliothèque Beineke à Yale, de la Kristine Mann Library à New York, de Henri Ellenberger à Paris, et bien d’autres, ainsi qu’un grand nombre de documents de famille, d’interviews et d’archives privées.

On regrettera évidemment de ne pas disposer plus directement d’une partie de ces interviews et de ces archives privées, de sorte qu’à certains endroits le lecteur est contraint de se fier à ce qu’en rapporte l’auteur sans toujours connaître la source exacte de son information. Mais c’est là, je présume, le prix à payer pour une biographie qui, du fait de notre proximité avec l’histoire en question, utilise certes, pour l’essentiel, les documents écrits dont se sert classiquement l’historien avec la rigueur critique qui lui est propre, mais aussi des informations et témoignages historiographiques qui vont bientôt nous échapper, et qui sont donc particulièrement précieux, mais inévitablement soumis à des précautions particulières pour leur transmission.
Reste que les recoupements auxquels procède Deirdre Bair entre ces différentes sources de son information nous apportent des précisions très souvent inédites et extrêmement utiles. Ainsi, par exemple, le lecteur pourra-t-il s’intéresser aux différentes versions du rêve de Jung à propos de Toni Wolff après sa mort (p. 846, et note 8). Ou au rôle qu’a joué l’usage de l’anglais ou de l’allemand dans la rédaction de cet ouvrage (p. 881). Ou, plus précisément encore, à ce que cette biographie nous apprend sur le vocabulaire retenu pour la rédaction en anglais ou en allemand d’un rêve aussi capital que celui de la cathédrale de Bâle (p. 928-931).
Toutes ces tribulations - il est même question, à plus d’un endroit, de « machinations » - pourraient nous faire douter de notre lecture jusqu’ici et de nos interprétations d’un tel événement. Mais, à mon avis, la leçon à tirer de cette information nous conduit au contraire à approfondir et à développer une approche décidément plus structurale que littérale de ce moment évidemment décisif pour la dynamique interne du rapport de Jung à l’inconscient et pour les différentes étapes ultérieures de sa pensée.

Deirdre Bair ne se lance à aucun moment dans une telle discussion. Elle rapporte les faits. Et, pour ce qui me concerne, je dois dire que si j’ai d’abord été parfois impatienté et passablement déçu de ne pas avoir un accès plus direct à une partie des informations rapportées et à leurs sources, et si j’ai d’abord craint d’y perdre une partie de mes bases et repères habituels de recherche, j’ai en définitive été bien plutôt encouragé à préciser l’analyse en effet structurale et transversale de l’œuvre de Jung à laquelle je m’étais essayé [1] en y incluant les nouvelles données apportées par ce livre à propos de la rédaction si complexe de cette « autobiographie ».

D’autres moments de cette biographie qui m’ont d’emblée intéressés sont ceux que Deirdre Bair a consacrés aux rapports de Jung sur ses vieux jours avec ses différents correspondants, et notamment, à partir de 1945, avec le Père Victor White (in chap. 35).
Ici, le portrait de Jung qui peu à peu se dégage de ce livre se précise. On le voit dans ces pages, et dans bien d’autres de cette biographie, aux prises avec les difficultés du grand âge et en butte aux incompréhensions dont à tort ou à raison il se plaint parfois amèrement dans ses lettres, en même temps que les détails de son mode de vie rapportés par Deidre Bair, notamment à propos de ses habitudes à Bollingen, ou à propos de l’organisation de la vie domestique dans sa maison de Küsnacht, nous le font percevoir bien plus concrètement que jamais jusqu’ici.

Toutefois, il m’est arrivé aussi de regretter que la biographe, en l’occurrence, se contente d’allusions succinctes à l’analyse critique du christianisme qu’il a proposée, et qui, en fait, est au centre de son œuvre tardive et par là de ses débats avec le Père White. On en vient alors à laisser son livre en attente, pour en revenir à la lecture directe de leur échange de lettres ou, surtout, à celle des œuvres de Jung postérieures à 1944, et retrouver ainsi un contact plus intérieur avec les enjeux de sa pensée, par delà la façon dont nous est présentée l’ « analyse sauvage » qu’il s’est permise de son ami et de ses rapports avec l’ordre des dominicains au moment et après leur rupture [2]
A propos de la vie quotidienne de Jung, dans le même chapitre, et aussi tout au long de cette biographie, le lecteur apprendra une foule de choses sur la vie de la famille Rauschenbach au moment de la rencontre de Jung avec Emma, sur le rôle d’Emma au Burghölzli, puis à Küsnacht, et sur la perception qu’ont pu en avoir leurs enfants, sur leurs réactions respectives à l’égard de Toni Wolff, ou sur la présence de la grand’mère Preiswerk dans la maison (chap. 22).

L’écriture de Deirdre Bair se fait alors de plus en plus vivante, et même vive, plus allègre, par exemple aussi lorsqu’il s’agit des visites des Jung à Freud (chap. 8), ou lorsqu’elle relate les tensions entre les époux (chap.11). Cette vivacité de ton, qui traduit un vrai plaisir d’écrivain, se retrouve dans la rédaction des titres de chapitres, souvent inventive, intrigante, avec cet avantage que le lecteur peut, d’une étape à l’autre de sa fréquentation de ce livre, retrouver en partie l’élan et les surprises d’une vie qui avance. [3]
Ici le livre de Deirdre Bair vient prendre le relais de ce que nous avons pu lire sous la plume de Barbara Hannah, qui reste à l’évidence une source irremplaçable pour notre connaissance de Jung, en tous cas de son point de vue d’accompagnatrice et de collaboratrice dévouée et attentive, mais, dans cette biographie, le souci d’objectivité factuelle nous rapproche encore des conditions de vie de Jung à tous les âges, avec, à chaque page, une précision souvent précieuse.

A ce propos, je présume que certains familiers de Jung s’étonneront, et sans doute pourront être choqués, qu’on leur fasse part de détails qui parfois font obstacle à la lecture, ou qui relèvent de la vie la plus privée (par ex. p. 858). Le livre de Deirdre Bair est évidemment loin de céder en aucune façon à la chronique scandaleuse où s’est complu toute une partie des polémistes qui se sont, y compris récemment, attaqués à Jung. Les pages, très équilibrées, qu’elle consacre à sa relation avec Sabina Spielrein au contraire apportent un point de vue nuancé sur les faits, comme sur la personnalité de Jung à l’époque (chap. 7, 8, 10, 11, 19).
Reste que la question qui ici se pose est celle de savoir si le biographe doit ou non respecter une limite dans la relation des données dont il dispose. Ce qu’on a appris, très précisément, des souffrances physiques de Freud dans sa vieillesse militerait en faveur d’une information aussi complète que possible. Mais il faut remarquer que c’était, dans ce cas, y compris à travers ce qu’en a révélé son médecin, une contribution indéniablement précieuse à une meilleure compréhension de la position de Freud face au mal et à la mort, ce qui n’est pas nécessairement aussi vrai lorsque la biographie se tient strictement aux faits sans les mettre en rapport avec les enjeux et les développements correspondants de la pensée. Je reviendrai sur ce point dans ma conclusion.

Il est un autre chapitre de ce livre qui a immédiatement retenu mon attention. C’est celui qui porte sur la vie et l’œuvre de Jung au cours des années trente (chap. 29). A vrai dire, je connaissais pour l’essentiel les principales données réunies par Deirdre Bair à ce propos, puisque la plus grande partie d’entre elles sont maintenant publiées et qu’elle les avait présentées en résumant le résultat de ses propres recherches lors d’un colloque sur Jung, organisé par Elisabeth Roudinesco en 2001 à l’Hôpital Sainte-Anne de Paris, auquel nous avions participé l’un et l’autre. [4]

Mais à lire ce livre, j’ai encore beaucoup appris, par exemple concernant l’inscription des œuvres de Jung sur la « liste noire » nazie et, de là, sur la liste « Otto » en France (p. 699, et note 178), ou encore concernant les conditions dont lui-même et ses proches sont intervenus, y compris financièrement, pour faciliter l’échappée de certains de leurs collègues juifs hors de l’Allemagne ou, peut-être – ce fait, parfois évoqué dans les milieux jungiens, n’est pas avéré - lors de l’annexion de l’Autriche par les nazis (p. 695-696, et notes 162, 163, 164 ; page 692, et notes 149 et 150.).
Même si certains faits demandent donc encore à être établis plus sûrement, ceux qui sont rapportés ici s’enchaînent et se complètent de telle sorte qu’on peut suivre mieux que jamais le cours de événements et les actions et réactions institutionnelles ou personnelles de Jung aux prises avec la montée du nazisme, puis avec sa prise de pouvoir en Allemagne, avec les effets de sa politique antisémite, et son déferlement sur l’Europe. [5]
Une information, parmi beaucoup d’autres, m’a particulièrement intéressé. Je connaissais par la famille Jung le rôle joué par l’avocat zurichois Vladimir Rosenbaum dans la rédaction des statuts de la Ueberstaatliche Allgemeine Aertzliche Gesellschaft für Psychotherapie présentés par Jung au congrès de Bad Nauheim. Mais mon information restait trop partielle et trop peu fondée pour ne pas me laisser dans un certain inconfort. Deirdre Bair, sur ce fait, apporte les précisions et les références nécessaires (p. 678-681). Voilà donc un fait qui maintenant est bien établi, quelle que soit d’ailleurs l’appréciation qu’on pourra porter sur les positions prises par Jung à l’époque.

Toutefois, trois ou quatre dimensions de cette affaire m’ont manqué dans cette biographie. Non pas que Deirdre Bair ne les mentionne pas. Mais je ne trouve pas dans son livre la place que je crois être la leur.
Il s’agit tout d’abord de la transformation de l’Allgemeine Aertzliche Gesellschaft für Psychotherapie en Ueberstaatliche Gesellschaft. Deirdre Bair ne marque pas clairement ce passage (cf. p. 653 sq, et p. 682), alors que pour autant que je sois bien informé il constitue une action institutionnelle importante de la part de Jung dans le contexte politique de l’époque. A cet égard, la suite de ses éditoriaux dans le Zentralblatt est à peine évoquée, alors qu’elle s’avère en fait très éclairante. [6]

De même pour ce qui concerne la tentative de Jung de dégager des bases communes aux différents écoles de la « psychologie des profondeurs », telles qu’on peut les trouver dans ces mêmes éditoriaux et d’autres de ses écrits publiés dans le Zentralblatt. Les pages 652-653 et 433 et la note 10 du chapitre 29 restent bien succinctes à ce propos, alors que ce projet était, je crois, important à l’époque, et ne l’est pas moins aujourd’hui, du moins si l’on veut travailler sur les différences entre écoles sur la base d’un accord sur ce qu’elles peuvent avoir clairement en commun.

D’autre part, l’implication ou non de Jung dans le projet de développer une «  Völkerpsychologie », une psychologie différentielle des peuples est bien sûr évoquée à plus d’un moment dans ce livre (p. 682, 684, 689 et p. 778), mais parmi tant d’autres faits qu’on peut perdre cette question de vue, alors qu’elle était plus que cruciale dans le contexte de l’époque, et qu’elle se pose avec insistance encore aujourd’hui, surtout si l’on se demande dans quelle conditions épistémologiques et méthodologiques une psychologie clinique peut élargir son propos jusqu’à être fondée à parler d’un peuple ou d’une communauté.

Enfin, si l’article de Jung intitulé Wotan est bien sûr aussi évoqué, on ne perçoit guère dans le texte en quoi Jung, dans cet essai, prend le contre-pied de l’idéologie alors dominante en Allemagne, en particulier pour ce qui concerne sa reconstruction mythique de l’histoire. Ici encore, on voit que la réserve que je fais, en tant que lecteur et analyste jungien, porte donc sur la place très limitée qui est faite dans cette biographie à la présentation et à l’analyse des écrits mêmes de Jung. [7] Dans le même esprit, j’aurais pour ma part souhaité que soit présentée, et par là soumise à la discussion, la curieuse notion de « responsabilité collective » avancée par Jung après la guerre. Cette notion en effet se place non sans mal, me paraît-il, entre les problématiques de la sociologie et les exigences de l’éthique.

Cela dit, ce chapitre, tel qu’il est documenté, présenté et conclu, rend caduque une large part des polémiques si longtemps répétitives à ce propos. Il marque ainsi une étape importante dans les travaux et discussions sur les positions de Jung au cours de ces années.
On trouvera évidemment dans cette biographie beaucoup d’autres informations, sur les origines et l’histoire de la famille Jung, sur les études et les premiers pas de Carl Gustav en psychiatrie, sur ses premiers succès scientifiques et mondains, sur ses voyages, sur la fameuse histoire du Phallus solaire et le rôle de Honegger en la matière, ou sur sa pratique clinique aux différentes étapes de sa vie, sur les épisodes successifs de ses rapports avec Freud, et sur bien d’autres questions. Mais il me faut conclure.

En résumé, ce livre tient admirablement ses promesses, il apporte au lecteur une foule d’informations qu’on ne trouvera nulle part ailleurs, et il s’avère souvent stimulant et même passionnant, bien sûr dans la limite de la méthode et des moyens dont s’est dotée son auteur.
Sans doute certains des faits rapportés auront-ils à être précisés ou même rectifiés, car en bien des cas l’information qui nous est donnée ne peut encore être véritablement vérifiée et ajustée. Sans doute aussi d’autres faits seront-ils encore mis au jour, car c’est le propre du travail sur l’histoire que de rester toujours ouvert sur d’autres découvertes, et parfois d’autres surprises. Sans doute enfin certains lecteurs pourront-ils être impatientés, ou parfois choqués, par une abondance de détails dont ils se demanderont s’ils sont vraiment tous opportuns. Nous pouvons donc attendre, et espérer, que les travaux en cours vont encore contribuer à préciser et à élargir notre information sur la vie de Jung, tandis que ceux qui portent sur la généalogie et sur l’histoire de sa pensée ne cessent de se développer et de s’enrichir. [8]
Reste que le parti adopté par l’auteur, qui consiste, pour la plus grande partie du livre, redisons-le, à relater les faits, et seulement les faits, sans prétendre proposer une interprétation du personnage central de son enquête ou de ses proches ni surtout rendre compte de la dynamique interne et de là de l’histoire de sa pensée, engage à tenir ce livre d’une main, toutes notes comprises, et de l’autre à reprendre et réexplorer l’ « autobiographie » de Jung, ses lettres, et surtout la suite de ses œuvres à chacune des étapes de leur avancée.
A procéder ainsi, notre questionnement d’analystes sur la dynamique structurelle de l’œuvre de Jung, sur les différents moments de crises et de relance de sa pensée et de sa pratique clinique, et sur ses rapports avec les événements et les mouvements de fond qui lui sont contemporains, s’en trouve, par ce livre, sérieusement étayé et très utilement renouvelé.
Christian Gaillard

Cette critique publiée dans le numéro 125 des Cahiers Jungiens de Psychanalyse : "Vivre le sens", mars 2008.

Édition Flammarion, coll. Grandes Biographies, 2007, 1312 pages dont 332 de notes.
ISBN : 978-2-08-210364-0
EAN : 9782082103640
Prix : 39,00 €

Notes

[1« De quelques mots décisifs, scénarios et lignes de forces dans l’« autobiographie » de Jung », Topique. Revue freudienne, n° 79, 2002, en anglais dans le Journal of Analytical Psychology, vol. 48, n° 5, nov. 2003, et « L’altérité au présent », Cahiers Jungiens de Psychanalyse, n° 96, automne 1999, en anglais dans Harvest. Journal of Jungian Studies, 2000, vol. 46, n° 2, et plus généralement mon Jung, Paris PUF, coll. « Que sais-je ? », 1996, quatrième édition 2007.

[2Cf. la publication toute récente de The Jung-White Letters par A. C. Lammers, A. Cunningham, M. Stein, London/New York, Routledge, 2007.

[3On remarquera que la traductrice de cette édition, Martine Devillers-Argouarc’h, a su trouver le ton et le style correspondants en français.

[4Il se trouve que j’ai eu aussi à organiser tout récemment dans le cadre du congrès international de l’IPA (la très freudienne International Psychoanalytic Association) d’août 2007 à Berlin un panel réunissant des analystes jungiens et des analystes freudiens et intitulé « Freud and the Freudians, Jung and the Jungians during the thirties and the nazi regime ».

[5On remarquera que l’éditeur français s’est ici servi des documents traduits en français et publiés dans le n° 82, printemps 1995, de nos Cahiers Jungiens de Psychanalyse, intitulé « Jung et l’histoire. Les années trente », ainsi que dans le n° 96, automne 1999, intitulé « Crise et histoire », que j’ai dirigés.

[6On pourra les trouver publiés dans leur ordre chronologique dans le numéro 82 de nos Cahiers cité ci-dessus.

[7Pour ce qui est des principaux concepts jungiens qu’elle évoque, Deirdre Bair recourt, pour les présenter, au « Glossaire » de l’ « autobiographie » de Jung publiée en français par Gallimard sous le titre Ma Vie. Souvenirs, rêves et pensées, et au Critical Dictionnary of Jungian Analysis de A. Samuels et F. Plaut, London/New York, Routledge, 1986. L’éditeur français renvoie également son lecteur au Vocabulaire de Carl Gustav Jung dirigé par A. Agnel, Paris, Ellipses, 2005, et à mon Jung, déjà cité.

[8On sait ce qu’on doit à ce propos aux travaux de Sonu Shamdasani et de la Philemon Foundation. On pourra aussi se reporter à la publication récente par R. Papadopoulos, du Handbook of Jungian Psychology, London/New York, Routledge, 2006.